Il avait attendu ce jour avec une impatience croissante. Il avait revu les Tief plusieurs fois depuis qu'il avait appris qu'ils souhaitaient le mettre à l'essai. Ils avaient fait plusieurs sorties. Tout s'étaient passé à merveille, les quatre s'entendaient incroyablement bien. On parle parfois de coup de foudre quand on parle d'amour, c'était un peu ce qui s'était passé avec eux. Il faut dire que Bill était un garçon, et pas une fille comme beaucoup de gens le pensait au premier abord, très facile à vivre. Son enfance dans un orphelinat lui avait inculqué un respect des autres très profond. D'une franchise hors du commun, il disait ce qu'il pensait sans se soucier de savoir si ses propos étaient blessants ou non. Son credo ? Il faut mieux dire un vérité blessante qu'un mensonge réconfortant. (NdA : Entièrement d'accord...)
Mais revenons à ce qu'il faisait à ce moment là...Il se pressait dans tous les sens, à la recherche de tout ce qu'il aurait pu oublier dans un coin. Il rangeait, nettoyait, retrouvait des affaires égarées depuis longtemps. Quand enfin il parvint à refermer sa valise. Enfin ses deux valises. Imaginez toutes les affaires accumulées en 17 ans ! Oh bien sûr il en avait vendu une grande partie aux cours des années, afin d'acheter autres choses. Il dépensait la plus clair partie dans des vêtements, maquillages, et affaires de coutures.
Il essayait de ne pas trop penser à ce qui l'attendait. Il ne fallait pas sinon il allait encore tourner en rond. Il avait peur. Très peur. Un stress qui lui tordait les entrailles. 11h06. Plus que 9 minutes. Il sortit péniblement de sa chambre, traînant dernière lui ses deux grands sacs, munis heureusement de roulettes. 11h07. Mais pourquoi ne pouvait-il pas s'empêcher de regarder l'heure toutes les trente secondes ? Et surtout, pourquoi ces secondes s'écoulaient-elles si lentement ? Comme si quelqu'un s'était amusé à dérégler totalement l'horloge du temps...Il avait peur de ce qu'il allait vivre. Trois mois dans une famille. Il n'osait pas penser sa famille. Il lui faudrait encore un peu de temps sans doute...
Il s'assit dans sur une chaise, dans l'entrée. Son c½ur était tout aussi déréglé que la grande horloge...Il battait beaucoup trop vite. Il allait découvrir une maison, un foyer...Il essayait de ne pas s'en imaginer les contours, préférant s'imbiber de ceux qu'il verrait dans quelques instants. Il allait habiter dans une maison, dans un village appelé Magdebourg. C'était à trente minutes d'ici.
Il soupira longuement. Cette attente le rendait dingue. Et surtout trop anxieux. Il fallait qu'il se calme. Il regarda l'heure pour ce qui lui sembla être la centième fois de la journée avant de se lever. Il ne pouvait décidément pas rester en place plus de quinze secondes. Il était excité. Comme un enfant qui va ouvrir son premier cadeau de noël. Sauf que le cadeau était presque un rêve, tellement il lui semblait invraisemblable. Il s'arrêta un instant de arpenter le pauvre sol du vestibule pour poser son beau regard dans le vide. Un sourire apparu sur ses lèvres. Il allait avoir une famille. Et instantanément, le stress refit surface, transformant son sourire illuminant en grimace d'appréhension. Il préféra penser à autres chose. Enfin il tenta vainement de se concentrer sur autre chose mais que voulez-vous, quand vous allez vivre une aventure dont vous avez toujours rêvé, toutes vos pensées se rivent automatiquement là-dessus. Et la logique humaine fait que lorsque vous voulez changer vos idées, elles se mettent subitement à accrocher votre esprit, comme si elles ne voulaient pas vous laisser en paix.
Bill s'arrêta soudainement, et regarda l'heure pour la cent-unième fois depuis qu'il était debout. Plus que 5 minutes. Ce qui voulait dire 300 secondes. Il commença machinalement à faire le décompte dans sa tête mais s'arrêta très rapidement, incapable de se concentrer sur quelque chose plus de quelques instants. Il se rassit, essayant tant bien que mal de rester calme. Il résista une fraction de minutes puis se releva et recommença à faire les cent pas.
Les cinq fameuses minutes qui restaient se passèrent ainsi, entre tours le long de la pièce rectangulaire et tentatives laborieuses de s'apaiser. Quand enfin l'heure tant attendue arriva. Il ne savait plus très bien s'il voulait voir arriver les Tief ou pas. Après mûres réflexions oui. Il se rassit une nouvelle fois et se fit violence pour ne pas se relever l'instant d'après.
Son c½ur sembla suspendre tout mouvement quand il entendit un bruit de clochette, ce bruit si caractéristique qui indiquait à coup sur que quelqu'un entrait. Bill eut l'impression que tout son corps s'était brusquement mis en état d'alerte. Il se bénit d'avoir pensé à mettre du déodorant le matin même. Ses mains se firent moites, ses dents commencèrent même à claquer. Un frisson lui parcourut toute l'échine au rythme de la porte qui grinçait.
Son instinct ne s'était pas trompé. Il vit apparaître Anna, Marc et Alexandrine Tief. Son c½ur qui visiblement s'amusait énormément à changer son rythme par à-coup, repris une danse endiablée dans sa poitrine. Il se releva d'un bon, essayant tout de même de paraître le plus serein possible et se précipita vers les nouveaux arrivants, un sourire éclatant accroché aux lèvres.
« Bill !
Alexandrine se précipita dans les bras de celui qu'elle appellerait plus tard grand frère et le serra le plus fort possible contre son torse. Elle avait attendu cet instant avec une excitation au moins égale à celle du brun.
-Hey Alexandrine je suis content de te revoir !Lui dit-il avec une pointe de moquerie dans la voix
-Ne m'appelles PAS Alexandrine, couina-t-elle
-Hep hep vous deux ne commencez pas directement à vous chamailler, gronda faussement la mère
-Mais c'est lui qui m'appelle Alexandrine, se plaignit la plus jeune
-Et alors ? C'est très jolie Alexandrine pas vrai Anna ? Dit malicieusement l'accusé.
-Oui c'est un prénom magnifique, répondit le père qui ne voulait pas rester en reste.
Tout le stress et l'appréhension de notre jeune Bill s'était miraculeusement envolés à la vue de ses trois personnes qu'il chérissait déjà. Marc s'absenta quelques instants, étant contraint de finir quelques tâches administratives. Les trois autres continuèrent gaiement à parler, à se plaindre, à rire...On aurait dit qu'ils se connaissaient depuis toujours...un coup de foudre.
Quelques instants plus tard, le père de la famille refit surface et tout ce beau monde monta en voiture. Durant tout le trajet, une agitation énorme régna. Alexandrine fut de loin celle qui parla le plus. Elle exposa à un Bill qui n'arrivait pas à tout assimiler d'un coup, le détail complet des moindres recoins de la maison. Elle n'eu pas le temps de finir, coupée par l'arrivée de la voiture dans le quartier résidentielle où les Tief logeaient.
-Tu vois la maison là-bas, celle avec les grands balcons ? Le brun acquiesça d'un signe de tête, Et ben c'est la nôtre...
Un bouffé de bonheur explosa dans le c½ur de l'androgyne. C'était une maison magnifique. Une maison parfaite. Il l'aimait déjà. Et c'était ça le problème. Il aimait déjà beaucoup trop tout ce qui avait attraits à cette famille. Il savait que s'il tombait, il tomberait de haut, et la chute engendrerait des blessures incurables (NdA ; ça se dit pour des blessures ? Pas convaincue mais bon). Il fut coupé de ses pensées par la voix d'Alex qui résonnait toujours.
-Et tu voix celle-là, juste à côté, avec des volets bleus ? C'est celle des Kaulitz. Ils ont un fils Tom. Mais je t'en reparlerai plus tard, demain je pense, avec le reste du clan Tief.
-Quoi ? Le reste du clan Tief ? Demanda le brun plein d'incompréhension.
-Tu verras demain, on t'expliquera TOUT, assura son interlocutrice.
-Qui ça on, questionna Bill méfiant.
-Alexandrine, on ne lui en a pas encore parlé...susurra sa mère.
-Ah oui c'est vrai désolée, s'excusa la jeune fille.
Bill voulut en savoir plus mais elle refusa catégoriquement d'accéder à sa requête (NdA : Admettez...c'est la classe comme phrase non ?? Mdr « Est-ce qu'il me reste de la mâche de Rotterdam... ») . La voiture se gara dans une grande allée dégagée, et Bill put enfin étirer ses jambes. Il faut dire qu'il ne mesurait pas 1m80 pour rien et qu'il s'était senti un peu à l'étroit durant le voyage. Anna passa un bras autour de ses épaules et lui annonça gaiement.
-Voici ta nouvelle maison ! Enfin si tu l'acceptes bien entendu...
Il fut incapable de répondre. Mais ses yeux pleins d'étoiles malgré lui répondaient à sa place. Il entra rapidement, sous l'½il attentif des propriétaires des lieux...Ils lui firent visiter tout l'habitat. Un émerveillement grandissant montait en Bill. Il resta bloqué de longue minutes devant sa chambre à lui. Il la trouvait magnifique. Il se sentait heureux, tout simplement. Marc arriva, posa ses deux valises vers un immense placard et tout le monde sorti, laissant Bill en état de béatitude profonde.
Il affala sur son lit et regarda le plafond durant un long moment. Il ne savait plus quoi penser. C'était trop d'un coup. Il n'arrivait pas à résister à la joie qui s'emparait de lui. Pourtant il le fallait. Il ne fallait absolument pas qu'il nourrisse trop d'espoir, il savait à quel point ça lui faisait mal quand ils mourraient, comme s'ils emportaient un peu de lui en disparaissant. Il avait réussit au fil du temps à rejeter toutes sortes de bonheur, ne sachant que trop bien qu'il était éphémère. Mais là, c'en était trop. Son mécanisme d'autoprotection ne lui permettait pas de lutter contre une telle quantité de gaieté. Un sourire apparut sur son visage, puis une larme coula sur sa joue. Il avait une famille, une maison...Ce qu'il avait toujours souhaité. Et pourtant il n'arrivait pas à en profiter pleinement. Peut-être était-ce à cause de cette date qui lui martelait le cerveau...trois mois...Il allait peut-être repartir dans trois mois. Il ne fallait pas qu'il s'attache trop, ce serait beaucoup trop dur...
Et c'est ainsi que son coté noir renaquit. Pas noir dans le sens méchant, juste dans le sens vide.
-Bill à table !
Il poussa un profond soupire. Cette voix...Comment coulez-vous résister quand une voix si douce vous appelle à commettre le pire pêcher qui soit. Celui d'aimer. Il avait très peur de l'amour. L'amour avait conduit ses parents à l'abandonner...L'amour faisait du bien quand il était vivant mais faisait trop de mal quand il mourrait. Comme le bonheur. Et pourtant il ne pouvait pas s'empêcher d'espérer. Ce fichu sentiment qu'il n'avait jamais réussis à effacer totalement de son c½ur était de plus en plus fort à mesure qu'il descendait les marches pour aller déjeûner.
Il fut obligé de couper ses réflexions quand il arriva dans la cuisine. Ce qu'il vit affaiblit grandement le noir qui vivait en lui. Il vit une table dressée, une adolescente son et son père qui y était attablés, et la maîtresse de la maison aux prises avec un bon plat dans le four...Mais ce n'est pas cette scène presque clichée qui fit battre le c½ur de l'androgyne...c'était la place autour de cette table qui l'attendait...Cette chaise blanche qui ne pouvait qu'illuminer tout son être. Elle semblait lui dire que lui aussi avait droit au bonheur...
-------------------------
dsl pas eu le temps de finir je poste la siuite de ce hapitre demain....
Voila, fin duchapitre... vos avis en bas hein ??
------------------------Et il céda. Il alla s'asseoir avec un immense sourire trouvant la vie incroyablement belle, presque orange. Il ne voulait pas dire rose, il n'aimait pas cette couleur...
Pourtant, les lèvres du jeune homme restèrent hermétiquement closes. Il avait peur. Peur que cette chaise ne lui soit pas totalement acquise. Peur qu'elle fût à quelqu'un d'autre. Bill ressentait une gêne croissante. Il comprenait enfin ses propres propos, lorsque qu'il avait parlé à Alexandrine pour la première fois. Oui ça allait être très dur.
-Et bien Billette t'es pas bien bavard ! Fit remarquer Alex.
-Depuis quand tu m'appelles Billette ? Grogna ledit Billette.
-Depuis que tu m'appelles Alexandrine...répliqua-t-elle.
-Sauf que moi je ne m'appelle PAS Billette, alors que toi tu t'appelles réellement Alexandrine...se moqua le brun...
Mais il n'y avait aucune amertume dans sa voix. C'était juste une voix taquine, une voix gentille, une voix douce. Oui douce. Et c'était bien la première fois que ça lui arrivait. Pourquoi tout d'un coup devenait-il doux ? Sûrement parce qu'enfin il avait reçu de la douceur. Ou alors parce qu'il voyait luire dans les yeux de la jeune fille une profonde admiration. Il lui sourit avant elle ne répliquât quoi que ce soit et instantanément elle ferma la bouche. Que voulez-vous répliquer à un sourire si magnifique. Elle préféra se taire et l'admirer, toujours plus. Ce qui affaiblit encore les défenses du brun. Le repas se déroula avec un Bill plus actif dans les conversations. Il ne savait où ça le mènerait, s'il devait ouvrir son c½ur ou pas, mais l'espoir luisait de plus en plus fort en lui, le forçant quelque peu sur le choix qu'il devait faire.
Après avoir si bien mangé, le brun demanda la permission d'aller ranger ses affaires. Chose qui lui fut bien sûr accordée. Il monta lentement les escaliers. Il savait que chaque marche contenait un peu plus d'histoire que la précédente. Il s'imagina le père les gravissant, ayant sûrement oublié quelques chose à la dernière minute. Ou bien la mère qui monte faire la tournée du linge sale. Ou encore la fille qui voulait les monter toute seule, sous l'½il attentif des parents...oui ces marches étaient sans doute chargées de souvenirs...des souvenirs sans lui...
Et pourtant...Pourtant maintenant c'était lui qui frôlait ses escaliers, lui qui montait, lui. Il soupira longuement. Il avait pris une décision. Peut-être qu'il allait la regretter mais pour le moment, il s'y tiendrait. Il voulait profiter au maximum de cette expérience. Parce qu'il savait que si les Tief refusaient de le garder au bout des trois mois, plus personne ne pourrait le faire. Et il voulait avoir connu une famille, au moins une fois dans sa vie. Même si ce n'était que pour trois mois. Il regarda les marches blanches avec un regard de défi. Il ne faisait pas parti du passé de ces marches, mais il comptait bien faire parti de leur présent, et de leur avenir...Il sourit de satisfaction à cette idée, releva la tête, et continua rapidement son ascension.
Il arriva rapidement dans la chambre. Il se prit à la détailler. Elle était toute simple, des murs peints en bleu, un grand lit double, du parquet marron ,un bureau d'étudiant en bois, et une grande armoire. C'était une chambre basique, une chambre impersonnelle. Une chambre qui conviendrait à tout le monde. Mais il ne pouvait pas dire, sa chambre. Elle n'avait rien de lui. Il sourit tristement et commença à ouvrir sa valise. Il sortit ses quelques vêtement et les rangea dans l'armoire. Il n'en avait déjà pas beaucoup mais dans l'immense rangement, ils semblaient encore moins nombreux. À bien regarder, ses valises étaient plutôt petites. L'une était pleine de linge, l'autre de tout ce qui n'en était pas.
Quelqu'un toqua à la porte. L'instant d'après, Anna entra, toujours avec ses yeux apaisants, qui inspiraient le calme.
-Je vois que tu n'as pas perdu de temps, sourit-elle.
Il répondit à son sourire.
-Viens je vais t'aider à ranger tes affaires de toilettes.
Il sourit, prit ses quelques affaires et la suivit. Ils entrèrent dans l'une des deux salle de bains.
-C'était celle d'Alex...maintenant c'est la vôtre à tous les deux.
Ça le touchait beaucoup mais...
-Oh ne t'en fait pas c'est Alex qui a insisté pour la partager avec toi. On t'a rajouté un placard, dit-elle en indiquant une tour à coté d'un grand miroir.
Il sourit de plus belle.
-Merci beaucoup, furent les seuls mots qu'il parvint à dire.
-C'est normal...J'imagine à quel point ça doit être dur d'arriver dans une famille comme ça...Si tu as besoin d'en parler, ou si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite surtout pas d'accord ?
-D'accord...Anna ? Ajouta-t-il alors qu'elle commençait à sortir
-Oui ?
-Vous êtes vraiment une famille merveilleuse.
Elle lui sourit, s'approcha et le prit dans ses bras. Encore cette étreinte qu'il n'avait jamais reçu, cette étreinte maternelle pleine de chaleur...Elle lui glissa à l'oreille :
-Nous sommes une famille magnifique dans ces cas là Bill...Parce que tu en fais partie maintenant...Enfin si tu le souhaites.
-Anna ça a toujours été mon plus grand rêve...Et encore plus depuis que je vous ai rencontré.
-Alors bienvenue dans notre famille.
N'en pouvant plus, il versa une larme. Juste une. Elle le débarrassa des derniers doutes qu'il ressentait encore l'instant d'avant. Ses dernières barrières s'effondrèrent complètement. Il le regretterait sûrement plus tard, mais tant pis. Pour le moment il était heureux. Ils se détachèrent au bout d'un long moment. Anna le gratifia de l'un de ses plus beau sourire et sortit après avoir sêché ses larmes à elle...
Bill prit une profonde inspiration, une bouffée de joie, on aurait pu dire. Il rangea ses affaires à leur place, qui leur étaient destinée...Dans leur place. Il avait une place ici...Et même si ce n'était que pour trois mois, il était bien décidé à la prendre. Il retourna dans sa chambre. Il ne lui restait plus que sa machine à couture ainsi que son vieux sac de cours, contenant, ses stylos, crayons, et autres. Il ne savait pas où mettre sa machine. Il y tenait beaucoup. Il ne pouvait pas acheter de vêtements et les porter sans les avoir retouchés avant.
C'est à ce moment là que Marc entra à son tour.
-Alors, ça avance ?
-Oh oui, j'avais pas grand-chose...
-Un problème ?
-Heu...et bien je...je ne sais pas où mettre ma machine à couture...
-Tu as une machine à couture ? S'étonna-t-il
-Heu ou-oui...c'est...c'est moi qui retouche mes vêtements et...
-Ah je me disais bien aussi que je n'avais jamais vu personne habillé comme toi, sourit Marc. Il ajouta, Je crois qu'on a une table qui sert à rien à la cave, je te la monte si tu la veux...
-C'est vrai ? Mais...mais je ne veux pas déranger et...
Marc soupira et sourit.
-Bill, tu ne déranges pas du tout. Ne t'inquiètespas va...tu sais, si ça me dérangeait vraiment je ne te l'aurait pas proposé...Et de toutes façons il faudra bien à un moment donné, que tu oses un peu nous déranger...rit-il...Et si on en a marre, on te le dira !
Bill sourit encore plus. Il se proposa pour aider Marc à remonter la fameuse table, ce qu'il accepta avec joie. Ils eurent du mal à passer les escaliers, à tourner vers les angles mais ils y arrivèrent enfin, après avoir beaucoup rit...
-Tu es plus fort que tu n'en as l'air, se moqua gentiment Marc.
-Moui je sais...Approuva l'androgyne dans un ton faussement modeste qui fit rire le plus vieux.
Marc passa un bras autour des épaules de Bill et frictionna amicalement ses cheveux.
-Hey, mes cheveux ! Ah nan t'as pas le droit de faire ça !!!bouda la décoiffé.
-Si j'ai parfaitement le droit...assura le décoiffeur.
-Moui c'est ça, on verra plus tard...
Alex entra et demanda d'une voix clairvoyante.
-On peut savoir d'où viennent tous ces cris?
-C'est lui il m'a tout décoiffé, dénonça Bill.
Alexandrine se tourna vers lui, et explosa de rire en voyant sa mine déconfite et ses cheveux qui partaient dans tous les sens...Bill lui lança un regard noir, mais accompagné d'un sourire et se dirigea directement à la salle de bains. Il fut surpris par son propre reflet...ses cheveux partaient dans toutes les directions, mais il aimait bien finalement. Il sorti sa lac ainsi qu'un peigne de son placard et commença à arranger un peu sa coupe tout en laissant un effet décoiffé. Il sourit victorieusement et descendit fièrement les marches pour rejoindre le reste de la famille...le reste de sa famille ? Non, pas encore...
Quand Alexandrine et Marc le virent, ils le regardèrent avec des yeux incrédules. Anna se tourna vers lui et afficha un grand sourire...
-Tient tu as changé de coiffure ?
-Ouais c'est Marc qui m'a donné l'idée, rit-il.
Il échangea un regard complice avec les deux autres et s'assit près d'eux, un sourire aux lèvres...Le reste de l'après-midi se passa ainsi, ils parlèrent, rirent, se chamaillèrent...Se découvrirent en quelque sorte. Arriva l'heure du dîner trop vite aux yeux de Bill, il n'avait pas vu l'heure passer.
-Au fait, je peux savoir maintenant c'est quoi cette histoire de clan Tief ? Questionna-t-il d'une voix anodine.
Les trois autres échangèrent un sourire.
-Tu sauras ça demain, vos cousins t'expliqueront ça mieux que moi, dit la mère.
-Nos cousins, demanda Bill assez méfiant.
-Oui, on ne t'en a pas encore parler pour ne pas trop t'effrayer mais on a organisé un grand repas de famille...enfin de la famille de Marc, moi je suis fille unique il n'y aurait pas eu beaucoup de monde...
Le c½ur du jeune homme recommença à se dérégler et à partir dans une danse folle contre sa poitrine...comment ça il n'y aurait pas eu beaucoup de monde ? Ça voulait dire que là il y en aurait beaucoup ?
-Tu verras il sont adorables...le rassura Anna.
-Mais...beaucoup dans le sens...beaucoup ?
-J'ai deux s½urs ainsi qu'un frère, donc cinq neveux et deux nièces. (NdA : je sais pas si vous avez une famille nombreuse vous mais moi mon père à huit frères et soeurs, ce qui me fait 20 cousins cousines rien que de son coté, plus quatre petits couins cousines je crois...et c'est trop la classe lors des repas de famille...(oui je sais racontage de life mais il faut bien que vous compreniez pourquoi j'attache de l'importance à ça non ? En plus se sera important pour la suite...)) expliqua Marc.
-Eh bien moi qui n'avait pas de famille, voilà que j'en ai une nombreuse maintenant, laissa échapper le brun après quelques instants, un immense sourire aux lèvres...
Et son sourire fut vite partagé...pourquoi ? Lui n'avait pas compris. Mais malgré lui, malgré ce qu'il croyait, malgré ses défenses, malgré le fait qu'il sache qu'il risquait de souffrir trois mois plus tard, il se considérait comme faisant partie de la famille...Il l'avait laissé échappé, sans faire exprès, mais il avait ainsi ravi le c½ur de trois personnes et sans même le savoir.
Mais il ne s'en était pas rendu compte. Il était plus préoccupé par autre chose...il allait rencontrer une foule de personnes qui étaient là uniquement pour le voir lui, pour lui parler, pour le juger...Et il ne supportait pas cela. Il avait l'habitude pourtant, il faisait ça tous les soirs depuis 17 ans, mais être considéré comme l'attraction de la journée ne l'enchantait guère...Et en plus il avait très peur...Et s'ils ne l'aimaient pas ? Non, il ne fallait pas qu'il recommencer à s'angoisser, il avait eu assez d'émotions aujourd'hui...Il essaya de ne plus y penser, grossière erreur. Encore une fois cette pensée s'accrocha à son cerveau. Il l'imaginait bien, une espèce de bête beige qui portait l'inscription « repas de famille » avec des petites mains, qui se retenaient à son crâne de toutes ses forces alors que lui la tirait dans l'autre sens...il ne put s'empêcher d'exploser de rire...
Tout le monde le regarda surpris, mais il ne s'arrêta pas pour autant. Rire...ça lui faisait du bien...Et finalement il fut vite rejoint par les trois autres dans son rire contagieux. Le repas se termina donc dans une bonne humeur partagée. Puis tout le monde se dit bonne nuit, Bill monta se coucher.
Il ne s'endormit pas, repensant à tous les détails de cette journée si spéciale pour lui. Il n'arrivait pas à croire que le matin il était encore à l'orphelinat, à angoisser. Il sourit en repensant à son agitation incontrôlable du matin...Du matin...non, pour lui c'était presque dans une vie antérieure à présent. Il ne savait toujours pas ce que lui réservait le destin...Mais l'espoir qui avait toujours fait battre son c½ur était toujours présent, et regonflé à bloc. Repas de famille le lendemain...Au moins il contrôlabilité tout le monde...et puis cette idée de clan Tief l'intriguait...C'est un sourire aux lèvres qu'il finit par sombrer dans les bras de Morphée...______________________
Je sais, j'ai mis du temps...Et en plus il ne se passe pas grand-chose au niveau de Tom, voir pas du tout mais c'est normal...Bah quoi imaginez vous, vous arriver dans une famille comme ça alors que vous en avez jamais eu...j'étais bien obligée d'en parler ! Après mure réflexion, Tom arrivera dans le prochain chapitre qui sera aussi long que celui-là je pense...il fera qu'une bref apparition, juste histoire de dire de présenter son personnage quoi...Et vous en saurez plus sur cette histoire de clan aussi...Dsl si l'action est longue à se mettre en place, mais c'est pour que la suite sois cohérente...
Merci pour vos comm's !!!Pour répndre à l'un deux, Lhistoire n'est pas dupoint de vue de Bill parce que parfois, on en saura plus que lui sur certaines choses...Mais vous vous rendrez vite compte que même si j'écris à la 3ème presonne , on est surtout entré sur lui...
Gros bisous a vous toutes ! Je vus poste le chapitre 2...Bah quand j'aurai fini de l'écrire...lol
Kiss ;)
EDIT : (celles qui me connaissent déjà savent que je suis fans des EDIT mdr...) MERCI pour tous vos cmm's!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Je vous mets le lien de mon autre fic, à qui il ne manque que le dernier chapitre...J'en suis incroyablement fière alors vous avez cas passer et me dire j'ai raison...
come-back483.skyblog.com
EDIT 2 : Je tenais à m'excuser auprès de x-angst-yaoi-x...Elle cnnait sûrement pas mon blog moi je viens juste de lire son premier chapitre et il commence exactement comme le mien...achez que ce 'était absolument pas fait exprs et qe toutes ressemblancessont vraiment involontaires...voila just pour ça...Edit Lou : Chapitre 2 corrigé.