Juste une pésentation...

Bienvenue, Welcome, Willkommen !

Avec tout ça vous pourrez pas dire que vous êtes mal accueillie...^^


Alors, une fiction sur Tokio Hotel de plus,

Une Yaoï pour être plus précise ^^


Homophobes, s'abstenir è.é
Anti-TH s'abstenir
Fans des fictions où au deuxième chapitre Tom et Bill sont déjà ensemble s'abstenir
Peu ouverts d'esprit s'abstenir
Personnes adeptes de la lecture en diagonale s'abstenir
Voyageurs uniquement là pour faire votre pub s'abstenir


Vous êtes encore là ? Magnifique ! Alors bonne lecture à vous et si ça vous plaît, il y a un lien en dessous vous savez ? « Ajouter un commentaire » ...


J'ai une autre fiction mais j'ai envie de commencer quelque chose qui n'a rien a voir...

Pour qu'aucune association ne soit faite, je ne vous dit pas laquelle c'est !

Peut-être que vous me reconnaîtrez qui sait ? ;)

Donc quand je passerais sur vos fics c'est avec mon autre compte...pas de comm avec ceui-là...


Que dire de ma fan fic ?
Je ne pense pas qu'elle soit très originale au début
Quoique
Mais j'en ai marre des fics où tout va trop vite
Alors j'en écrit une qui sera peut-être un peu plus réaliste on va dire
Attention je ne prétend pas être meilleure qu'une autre !
Je trouve même mon prologue trop rapide, mais je voulais pas trop vous ennuyer dès le début :p
Prologue vu de Bill
Les autres chapitres seront en narrateur extérieur
Tom n'arrive qu'au chapitre 2 ou 3 à voir...


Si vous aimez les fan fics dures, très dures, c'est pas ici que vous en trouverez une

J'ai envie de faire dans la tendresse en ce moment bien que j'adore les histoires limites trash

Le principal sujet abordé, mis à part l'amour, l'homosexualité etc.... sera la famille, parce que moi j'adore la mienne...



Mot de la fin ? Read and Enjoy !
# Posté le mercredi 25 juillet 2007 16:23
Modifié le samedi 01 septembre 2007 03:54

Prologue

Prologue
Un prologue un peu plus long qu'a la normale mais tant pis....

___________________________

Bonjour, je m'appelle Bill...

Non, non
ce n'est pas un oubli, je ne m'appelle que Bill. Pourquoi je n'ai pas de nom de famille ? Oh mais c'est simple, parce que je n'ai pas de famille. Et ce n'est sûrement pas à 17 ans que je vais en trouver une...Je soupire longuement.

A
lors à quoi se résume ma vie ? Oh et bien c'est assez simple. Je me lève le matin, je déjeune, je me lave, je m'habille, je me maquille, je prends le bus, je vais au lycée le plus proche, je suis les cours, j'attends que la récréation se finisse, je retourne en cours, je mange le midi, j'attend que la cloche résonne, je vais en cours, une fois finis, je rentre à l'orphelinat, je fais mes devoirs, je rencontre des parents à la rechercher d'un enfant, je me fais des espoirs inutiles, je ne suis pas pris, je retourne dans ma chambre, je descend pour manger, je vais me coucher, je m'endors... Et c'est comme ça depuis 17 ans. Et en ce moment c'est pire, c'est les vacances, d'été...Il faut être disponible 12h/24 pour des visites...Je vous passe les détails des sentiments que je ressens tous les jours, je ne veux plus m'apitoyer sur mon sort.

Quoi vou
s vous en doutez pas un tout petit peu ? Le pire je crois c'est quand je regarde les gens dans la rue, où à la télévision de l'orphelinat...Vous savez ? Ou on voit des familles...Famille...Je ne sais pas ce que c'est moi une famille, je n'en ai jamais connu. Aussi loin que remontent mes souvenirs, j'ai toujours été ici. Les encadrants ont beau s'évertuer à nous dire que nous formons tous une grande famille, quand on arrive à mon âge et qu'on est plus assez innocent pour le croire, on comprend qu'ils nous disent ça uniquement pour pas qu'on se sente trop abandonné. Rah non arrêtes de penser à ça...et tout de suite !

J'ai compris maintenant vous savez...Je ne suis plus aussi faible qu'avant, je ne pleure plus en pensant à eux...qui sont ce eux ? Et bien mes parents...Mes parents... Oui on me l'a assez fait comprendre...Mes parents avaient sûrement une bonne raison de m'abandonner, de me laisser tout seul sans se soucier de ce que j'allais devenir, de me rejeter, de vivre une vie heureuse sans moi, de m'oublier, de pourrir ma vie en quelques sortes...oui ils avaient sûrement une raison valable, je n'en doute pas...Et ça ne me fait même plus mal. Non plus du tout. Ma gorge se nous malgré moi. Non pas mal du tout, je ne souffre plus, j'ai compris que ce n'était pas de ma faute, je ne leur en veux plus, je ne pense même plus à eux, nan plus du tout...Bill arrêtes de te torturer l'esprit ça sert à rien...Ma gorge est plus que nouée, et elle commence même à me faire mal. C'est plus fort que moi il faut toujours que j'y repense, encore et encore et encore...Mais le pire, le pire c'est cette lueur d'espoir au fond de moi, un espoir qui me brûle presque les entrailles à force de me faire souffrir...oui l'espoir fait souffrir. Parce que à chaque foie je dois essuyer un échec. Et pourtant c'est la seule chose qui me redonne le sourire. Je n'ai pas d'ami à cause de cet espoir. Oui je ne me crée pas d'attache pour quand je devrais partir avec des gens qui m'auront choisi.

C'est comme un immens
e combat intérieur. Une partie de moi qui refuse de croire que tout est perdu et que je serais à jamais seul, et l'autre partie qui a déjà tout abandonné et qui gagne petit à petit du terrain. Et moi dans tout ça ? Je suis obligé de rester neutre. Je ne vis plus en quelques sortes. Vous me direz que je n'ai pas trop de quoi me plaindre, je suis vivant, en bonne santé, je n'ai jamais subi de violences physiques, je ne meurs pas de faim...Oui mais je n'ai pas de parents.

Des foi
s je me regarde dans une glace et je me dis « de qui est-ce que je tiens mes yeux ? De ma mère ou de mon père ? Et mon nez ? Et ci et ça et ci...Et je finis bien sur par les inévitables et magnifiques questions : est-ce qu'ils ont été tristes en me laissant ici ? Est-ce qu'ils pensent à moi ? Est-ce que j'ai des frères et s½urs ? Est-ce qu'ils sont encore ensemble ? Est-ce que je suis le fruit d'un viol ? » Et je finis par me morfondre dans mon coin, comme je déteste faire...Je soupire encore une fois.

Quelqu'un toque à la porte et m
e sort de ma sinistre pensée. A oui les visites des parents. A quoi ça sert que j'y aille encore ? Je sais que je serais encore rejeté. Tout ça soi-disant à cause de mon look. Qu'est-ce qu'il a mon look qui les dérange tellement hein ? Je ne vois pas pourquoi je devrais me conformer à tous les autres juste sous prétexte que je dois me faire bien voire. Si je dois un jour trouver une famille, je veux qu'elle soit ouverte d'esprit. Moi je n'ai pas de nom de famille il faut bien que je me démarque de tous les autres Bill qui existent sur cette terre d'une façon ou d'une autre non ? Je mtire, me relève de mon lit, me regarde dans un miroir en évitant les remarques habituelles (Mais de qui est-ce que je tiens mes oreilles ?) replace une mèche rebelle et...et recommence à espérer. Même si je sais que je serais déçu par la suite, je n'y peux rien, c'est plus fort que moi.

J'arrive dans le long co
uloir réservé à l'accueil des visiteurs. Sophie me fait signe de la rejoindre. Sophie est une fille qui travaille ici. C'est elle qui coordonne toute les rencontres.

« Salut Bill tu vas bien ?
-Mouais si on peut dire...Alors ?
-Ils
s'appel Herr und Frau Tief, ils recherchent un enfant de plus de quinze ans. Il préfèrerait un garçon qu'une fille mais disent qu'ils pourraient très bien changer d'avis. Ils ont une fille de Quatorze ans qui n'est pas venu aujourd'hui parce qu'elle est en voyage avec sa grand-mère...Et c'est à peu près tout...A si, ils ont l'air vraiment adorable...

El
le me lance un petit sourire d'encouragement. Je suis un peu surpris, elle ne fait que très rarement, voir jamais, de commentaires personnels sur une famille. Je me tourne vers la porte, toque doucement avant d'entrer...c'est toujours la même chose, le stresse, la montée d'adrénaline, la peur de ne pas savoir quoi dire...et l'espoir bien sûr. J'aimerais un jour pouvoir le faire disparaître celui-là.

Mes yeux se posent
sur le couple, assis derrière une table. L'homme tient sa femme par les épaules. Quand ils se regardent, leurs yeux sont plein d'étoiles...Ils sont vraiment mignons ensemble comme ça. Leurs yeux se posent sur moi. Les miens dans ceux de Frau Tief. Je plonge dans son regard profond. Un sentiment inconnu m'envahis...un sentiment d'apaisement...Je finis par me rendre compte que je les dévisage complètement, c'est plutôt impoli. Je baisse les yeux en souriant timidement. C'est l'homme qui prend la parole en premier...il a une voix grave, douce, rassurante...Un grand sourire est apparu sur ses lèvres...

-Et bien jeune fill
e ne soyez pas si timide, approchez...

Je comprends
immédiatement que c'est fini. Ils m'ont pris pour une fille. Je m'assoie en face d'eux et avec une toute petite voix, très timide, je dis...

-Excusez-moi monsieur Tief mais, avec tout le respect que je vous dois, je suis un garçon...

Je ne peux pas m'empêc
her de rougir violemment. Ça me met très mal à l'aise de devoir corriger les gens...pas pour moi, mais pour eux. Ils sont soit très gênés, soit choqués...Le couple échange un regard un peu surpris, mais leurs sourires tendres s'agrandissent. C'est d'une voix très sincère que la femme prend la parole

-Excusez mo
n mari, il ne voulais en aucun cas vous blesser...

Je re
lève la tête vers eux. Elle m'a vouvoyé ? Je la regarde avec des yeux ronds mais me ressaisis très vite

-Oh ce n'est
pas grave, il faut dire que j'ai un peu l'habitude...
-Vou
s n'avez...
-Pardonn
ez moi de vous couper madame mais je vous en pris tutoyez-moi

Elle sourit de
plus belle...

-D'
accord mais uniquement si tu m'appelles Anna...
-Et moi Marc.


Je leur souris
à mon tour...ce n'était pas un sourire forcé, non , pas cette fois...et c'est bien l'une des premières fois que ça m'arrive...Ils me regardent avec des yeux émerveillés sans que je n'en comprenne la raison.

-D'accord M
arc et Anna...Je suis Bill !

Je leur te
nd une main qu'ils serrent sans aucunes hésitation. Ma voix était plus joyeuse que je ne l'ai jamais entendu. On se sourit tous très franchement.

-Donc Bill
...Je voulais savoir, tu n'a jamais songé à changer de look si on te prend pour une fille ?

Je ne sais pas quel est
le but de la question. Je sais que dans ce genre d'entretient, il y a une bonne et une mauvaise réponse. Et on ne sait jamais laquelle donner. Je réfléchis un instant avant de décider de prendre la bonne solution, la vérité.

-Non, jamai
s. C'est mon style, ça fait parti de moi. Et puis je sais qui je suis, je n'ai pas besoin des autres pour le savoir...

Marc me
regarde avec une admiration profonde et resserre sa femme contre ses épaules.

-D'après ton...dossier, je n
'aime pas dire ça, tu as de très bons résultats scolaires...Tu travailles beaucoup ?
-O
ui. C'est pour deux raisons, et les deux sont très contradictoires. Je ne me suis jamais fait d'amis, dans l'espoir que quelqu'un, un jour, décide de...enfin de m'adopter, alors en cours, j'écoute, je suis ce qu'il se passe, je n'ai pas de distractions...et l'autre raison c'est que je commence à douter, j'ai quand même 17 ans l'année prochaine, je ne pourrais, pas rester ici alors autant m'investir dans mes études tant qu'il en est encore temps...

C'est étra
nge mais je n'arrive pas à leur mentir.

-Et
si tu trouvais une famille, tu suivrais toujours aussi bien ?
-Oui, et po
ur une autre raison...enfin c'est comme ça que moi je vois les choses...Si je trouves une famille, c'est qu'elle m'aura choisi. Et je suis assez grand pour savoir quelles difficultés engendre une adoption, surtout pour quelqu'un de mon age...Alors je pense que c'est le moins que je pourrais faire...Comme pour...pour qu'ils soient fiers de moi...dis-je avec une sincérité déconcertante, et sans détourner mon regard...

Beaucoup de
gens n'aime pas ce genre de chose, cette franchise naturelle que j'ai. Je pense que ça leur fait peur...Mais pas à eux apparemment. Ils se lancent sans cesse de drôles de petits regards, je n'en ai jamais vu de semblables...On continue comme ça durant un temps dont je ne saurais donner la durée exacte. Il m'a semblé très court en tout cas. Au début ce n'était que des questions basiques, des questions que j'entends tous les soirs. Mais par la suite une vrai conversation s'est engagée, on parlait de tout, de rien...j'ai même réussis à rire, moi ! Et pas un faux rire, non un vrai rire. Au bout d'un moment, Sophie est venue toquer à la porte et est entrée...

-
Excusez-moi messieurs dames mais...mais si vous voulez voir d'autres enfants il faut le faire maintenant, il n'y aura pas le temps ensuite et...
-Oh ne t'inq
uiètes pas Sophie, j'y vais...je la rassure.

Elle me lance un sourire reconn
aissant et s'en va. Marc et Anna me lancent des regards un peu tristes. Ils se lèvent en même temps que moi.

-Et bie
n tu es si pressé de partir que ça ? Dit madame Tief, un soupçon de regret dans la voix
-Oh non, absolument pas ! J'a
urais bien aimé rester beaucoup plus longtemps d'ailleurs...Mais je ne veux pas que vous regrettiez d'avoir passé l'après-midi avec moi sans avoir vu quelqu'un d'autre...

Elle me souris faibleme
nt, mais semble comprendre...Je Tend la main à Marc qui la serre très chaleureusement. Je me tourne vers Anna, lui tend la même main mais elle la repousse. Au lieu de ça, elle me prend dans ses bras. Je suis totalement dépassé. Jamais personne n'avais fait ça...Au bout de quelques instants, je me décide à lui rendre son étreint, je la serre très timidement dans mes bras...puis beaucoup plus fort...je crois que je n'ai jamais autant envié tous les enfants de la terre qui eux ont une mère...

-Bill tu es
un garçon formidable, je suis enchantée de t'avoir rencontré...me murmure-t-elle
-Et vous, vo
us êtes un couple magnifique.

Elle ca
resse mes cheveux avec douceur. Elle est plus petite que moi, sa tête est contre mon torse. Je me sens incroyablement bien là, avec eux...je n'ai jamais reçu de douceur, de la part de quiconque, et je dois admettre que c'est très plaisant...Nous nous détachons, je les salue une dernière fois avant de sortir...Mon espoir n'a jamais été aussi grand, il n'a jamais pris autant de place sur l'autre parti de moi-même...un sourire naît sur mes lèvres au souvenir du couple Tief...et il ne me quitte plus de la journée...



Je n'ai pas
de nouvelle d'eux avant la semaine suivante. J'apprends par Sophie, qu'ils sont revenus avec leur fille. Ils vont voir si quelqu'un s'entends bien avec elle. Là j'ai très peur...Pourquoi ? parce que je fais parti de la liste de ceux qui doivent la rencontrer...Sophie m'accompagne jusqu'à la salle de rendez-vous...elle me rassure une dernière fois avant d'ouvrir la porte. Je ne suis pas rassuré du tout. Dans la pièce est assise un fille, quelle age elle a déjà ? 14 ans non ? Elle est très jolie...enfin elle pourrait être très jolie, mais ne fait pas ce qu'il faut...je me surprends à essayer de l'améliorer en pensée...Elle me dévisage totalement, des pieds à la tête. J'ai l'impression d'être passé aux rayons x. Mais son regard est franc. Elle semble un peu choquée quand même... Je me décide enfin à aller m'asseoir en face d'elle. Elle se ressaisit assez vite

-Je te prévie
ns tout de suite, mes parents m'ont forcée à venir ici, je n'ai aucune envie d'avoir un grand frère ou une grande s½ur et j'en ai déjà vu défiler je ne sais pas combien depuis ce matin alors tu tombes au mauvais moment...

Je la regarde
, un peu perdu...mon espoir s'est vite amaigri, mais au moins elle ne ment pas...

-Ca a l
e mérite d'être clair au moins, dis-je d'une voix neutre.

Elle me r
egarde avec surprise. Un grand blanc s'installe...

-Désolé mais mes parents ne
devaient me faire rencontrer que des garçons, c'est pour ça que j'ai été surprise quand tu es entrée...Dit-elle d'une voix on ne peut plus franche...

Je so
uris, un peu gêné, avant de lui répondre...Ma voix est très amicale, et je ne la force même pas à avoir ce ton là...

-Tes parents ne se sont pas trompés, je suis bien un garçon...

Elle écarquille
les yeux, puis plisse le front comme si elle réfléchissait...elle semble chercher une quelconque trace masculine dans mon regard...

-Ah oui, mais il faut b
ien regarder...
-Tu as réussis à voir qu
e j'étais un garçon dans mes yeux ?
-Na
n pas dans tes yeux, comme tu te maquilles ça fait plus fille...Nan c'est dans ton regard...Tu as un regard de garçon...

J
e ne savais pas qu'il existait des regards de garçons et des regards de fille mais bon tant pis...Elle est très franche en tout cas...

-Mais en fait qua
nd on te regarde bien on se demande...tu fais trop fille pour un garçon et trop garçon pour une fille...

Je souris. J
e ne peux pas m'en empêcher...j'adore sa façon de dire exactement ce qu'elle pense...

-En tout cas-tu as un sourire m
agnifique...
-Hum, ne serais-ce pas un
compliment de la part de miss je ne veux rencontrer personne ? Dis-je en relevant un sourcil

Elle hausse les épaules.
..

-Ca va te paraître stupide mais je ne
sais même pas ton prénom à toi...
-Oh
je m'appelle Alex !
-Diminutif de ?
-De
Alexandrine, dit-elle dans une grimace de mécontentement...

Je souris, d'un
petit sourire moqueur...

-Alexandrine
?
-Oh ça va hein ? Moi on me confond pas avec un mec ! Ce n'était pas dit méchamment, je ne le prend pas mal et continue à la taquiner...
-Oui peut-être mai
s je ne m'appelle pas Alexandrin moi...Et j'ai un très beau sourire en plus...

El
le relève la tête. Je vois qu'elle fait tout pour retenir un sourire...Elle avait décidé de ne pas venir, elle est apparemment très têtue la demoiselle...

-
Oh c'est bon c'est parce que j'ai laissé échapper ça qu'il va falloir que tu me le remettes sur le tapis tout le temps...bourgeonne-t-elle
-Tu sais j'ai
merais bien te dire si le tien est beau mais tu sembles pas décidée à sourire...

Ell
e baisse la tête...Je sais à quoi elle réfléchit. Elle ne veut pas visiter cette endroit, elle s'est mis en tête que ça n'allait pas être bien. Malheureusement pour elle quelqu'un a réussis à la faire un instant changer d'avis...elle ne veut pas avoir tord...Mais en même temps elle ne veux pas me blesser...On va l'aider un peu.

-Tu sais, tu
es condamnée à passer au moins un quart d'heure avec moi, alors c'est pas la peine de faire la gueule tout le long comme ça...autant en profiter. Et puis tu sais, il existe des centaines d'autres orphelinat, tes parents ne vont pas forcément choisir un enfant ici. Alors autant faire en sorte que le temps passe plus vite ok ?

Elle relève les yeux et
me dévisage longuement...Elle finit par accepter...

-Au fait comment tu t'app
elles toi ?
-
Bill.
-Ah...
-T'as l'air d
éçue.
-Ouais
je m'attendais à un nom comme toi et pis non.
-Un nom comme moi ?

-Ouais un nom
du genre pascale, ou autre, qui va aux filles et aux garçons, et non c'est un nom bien de mec Bill...Pff c'est même pas drôle. Sourit-elle
-Ou
ais mais c'est mieux que Alexandrine tu trouves pas ?

Elle me lance un regard
noir...mais je vois une esquisse de sourire apparaître sur son visage.

-J'au
rais jamais du te le dire
-Je confirme.


Elle me tire l
a langue. Mais ne peux plus retenir son sourire. Je lui souris à mon tour.

-Al
ors pourquoi tu veux pas que tes parents adoptent un autre enfant ?
-Je sais pa
s...j'ai pas envie qu'ils me délaissent tu vois...Et puis c'est trop bizarre de devoir accepter quelqu'un d'autre dans sa famille. A la limite un plus petit d'accord mais avoir un plus grand...C'est bizarre...
-Je pe
ux pas franchement t'aider, j'ai jamais eu de famille. Mais je peux t'expliquer l'autre point de vue par contre.
-Mou
ais pourquoi pas ?
-
Alors celui ou celle qui devra être le nouveau membre de ta famille, sache qu'il en aura jamais connu. Et c'est très dur je pense, d'arriver dans une famille, déjà unie, il faut réussir à se faire un place sans prendre celle de quelqu'un d'autre. C'est pour ça que toi tu trouves ça bizarre. Quand c'est un bébé qui naît pendant neuf mois tu as eu le temps de lui en faire une. Et tout le monde l'aime déjà. Alors que nous si on trouve une famille, il faut réussir à se faire aimer...
-
C'est vrai que ça doit pas être facile non plus.
-Oui et c'est p
our ça que tes parents t'emmènent avec eux. Ils ne veulent pas te délaisser, au contraire, ils cherchent quelqu'un qui s'entendrait bien avec toi. Comme ça se sera plus facile pour tout le monde de s'accepter.

Je vois que je la fais ré
fléchir. Mais pourquoi est-ce que je fais ça ? Je crois que ce n'est même pas pour moi. C'est pour le futur heureux élu. Et pour elle aussi. J'ai envie qu'elle trouve quelqu'un avec qui elle s'entende bien, et elle ne pourra jamais le faire si elle reste buté sur son idée de départ. Elle recommence à me dévisager.

-Tu cro
is qu'il faut que je sois plus gentille avec les gens qui viennent ici ?
-Ben o
n va dire que « désolé mais si je te parle c'est uniquement parce que j'ai pas le choix » c'est pas un super accueil...

Elle souris encore une fois
.

-Il
est possible que j'ai eu tord...
-Oui j
e pense aussi.
-Et toi, tu aimer
ais faire parti de notre famille ?
-Moi
? Heu...J'ai rencontré tes parents la semaine dernière, ce sont des gens formidables, vraiment. Et je peux t'assurer que je ne te dis pas ça uniquement parce que tu es leur fille...
-Imagines qu'i
ls te choisissent tu dirais quoi ?
-Ale
x il y a un truc que tu n'as pas compris. Ce n'est pas eux qui vont choisir, c'est vous trois, ensemble...

Elle me la
nce un sourire rayonnant.

-Imagines, qu
'on te choisisse, tu dirais quoi ?
-Je
dirais que je suis vraiment très honoré...ou alors je sauterais dans tous les sens pendant chez pas combien de temps, je sais pas...

Elle rigole. On continue
de parler, comme je l'avais fait avec ses parents. On finit par avoir une conversation passionnée sur ce que l'on préfère manger. Je ne supporte pas le chocolat et elle ne jure que par ça. C'est peut-être tout à fait ridicule et pourtant on est à fond dedans. Une fois le sujet clos, sur un de toute façon t'y connais rien, ainsi qu'un échange de sourires, elle me demande.

-Dis-moi Bill, tu
es homo ou pas ? Je veux pas te blesser en disant cela mais faut avouer que c'est intriguant quand même.

Je reste sc
otché. De un personne ne m'a jamais posé la question, ils la gardaient tous pour eux. De deux, je ne me suis jamais posé la question. Je n'ai jamais vraiment fait attention à ceux qu'il y avait autour alors...Je lui explique la situation en deux trois mots. Elle semble ahuris.

-Attends tu veux dire qu'en 17 an
s, tu n'es jamais sorti avec qui que ce soit ?
-Bah non...

Elle commence alor
s à me poser un tas de question, est-ce que je m'imagine faire des trucs avec un mec, et avec une fille est-ce que ci est-ce que ça...Elle finit par aboutir à cette conclusion

-Bill tu es bisexue
l !
-E
t ben heureusement que t'es venue sinon je l'aurais peut-être jamais su ! Dis-je dans un sourire.

Je regarde f
urtivement ma montre avant de dire.

-T
on supplice est terminé ! Et depuis une demi-heure !
-Ca fait trois quarts d'h
eure qu'on est là ?!
-Et oui chère Alex
andrine, que veux-tu quand on est en face de quelqu'un qui a un aussi beau sourire que le mien le temps passe plus vite !
-Oui
je crois...

Je lui souris un
e dernière fois. Elle aussi.

-Et c'est
réciproque, dis-je sincèrement, avec un clin d'½il en prime.

On se lève, on s
e salut mais elle me rattrape avant que je ne sorte

-Tu sais, au bout de quel
ques minutes ou on parlait, je me suis dit que finalement c'était pas une si mauvaise idée d'avoir un grand frère. Et ça parce que tu m'as rassuré et...je voulais te remercier pour ça...Mais plus on continuais à parle plus...En fait je crois que maintenant je ne voudrais pas avoir quelqu'un d'autre que toi. Tu es vraiment super simpa et...et on s'entend bien et tout...Franchement j'espère que mes parents sont du même avis que moi...

Je sui
s presque au bord des larmes. Vous ne pouvez pas savoir ce que c'est vous, vous avez une famille. Mais quand quelqu'un vous dit qu'il serait prêt à vous accepter dans la sienne...c'est presque trop beau pour être vrai. Surtout si c'est la plus belle famille que vous ayez jamais rencontré. J'écarte mes bras et elle se réfugie à l'intérieur...comme un grand frère à sa petite s½ur...

-Moi auss
i j'espère beaucoup tu sais...mais tu rencontreras sûrement des garçons encore mieux que moi, des grands, forts avec qui tu te sentiras protégée plus qu'avec moi...je lui murmure
-M'en fous, avec
toi au moins j'ai un mélange de grande s½ur et de grand frère, c'est encore mieux...c'est vrai tu pourrais m'apprendre à me maquiller comme un grande s½ur, et je pourrais être rassurée rien qu'en te regardant dans les yeux tomme un grand frère...

Je reti
ens vraiment avec difficulté mes larmes. Je ne sais même pas pourquoi je pleurerai. Je ne sais plus trop où j'en suis. Je sais juste que j'adore l'entendre dire grand frère en parlant de moi...

-Je prends le grande s½ur comme un compliment, j'arrive a dire en rigolant.
-O
ui s'il te plait...Tu sais, mes parents n'ont rien voulu me dire au sujet de se que eux ils pensaient. Ils voulaient mon avis avant. Ils on écrit le nom de celui sur qu ils ont complètement craqué sur un petit bout de papier...J'espère vraiment que c'est ton nom dessus.
-
Et bien tu verras bientôt !
-Oui...

Je
la resserre encore un peu puis me détache. Je lui dis au revoir, elle me dit à bientôt. Je sors, cours dans ma chambre et fonds en larmes...



Les jours passent, aucune nouvelles...encore un espoir pour rien.



On est m
i-août maintenant. André toque à ma porte pour m'annoncer le planning de la journée... J'ai un rendez-vous avec la directrice, sûrement pour on inscription lycée. Je toque et entre. Elle me sourit comme jamais elle ne m'avait sourie...Quoi ? J'ai gagné une bourse ? Elle me fait asseoir et me dit...

-Bill, tu pars
le 29 août chez Herr und Frau Tief pour les trois mois d'essais avant qu'ils ne se décident pour une adoption ou non...Leur fille, Alex je crois, m'a suppliée de te dire que c'était bien ton nom sur le bout de papier, et qu'elle était heureuse avoir une grande s½ur avec un si beau sourire...J'ai pas très bien compris mais apparemment, vu l'état dans lequel elle était, elle est très heureuse...Et c'est sans compter le sourire ravis des parents...tu leur as dit quoi pour qu'ils t'apprécient autant ? Finit-elle dans un sourire magnifique.

...

Je.
.. Je...en fait je ne réalise même pas. Je suis hébété. Je suis paralysé. Mon corps comprend avant mon cerveau puisqu'il forme un énorme sourire sur mes lèvres...Ce que je leurs ai dit ? La vérité...Ils m'ont donc choisi pour moi...et pas pour je ne sais quel personnage...Ils m'ont choisi. Cette information tourne en boucle dans ma tête, tellement qu'au bout d'un moment je ne sais plus ce qu'elle veut dire. Je vais avoir une famille, moi. C'est incroyable. Ça fait 17 ans que j'attends ce moment. Et je ne suis même pas capable de dire le moindre mots. Je me contente donc de sourire...mon si beau sourire comme dirait Alex...
--------------------------------------

voila juste pour situer un peu l'action...premir chapitre dans peu de temps ;)

<33

1 commentaire pour la suite...^^ histoire de savoir si quequ'un a lu quoi... =)

hihihi merci nunush ! J'ai suivis ton conseil ce'st mieux ??C'est vrai ça faisait un peu bloc...

Même pas chich je tappe la site maineant....si...prem's chapitre bientôt en ligne....
# Posté le mercredi 25 juillet 2007 16:28
Modifié le samedi 01 septembre 2007 03:54

La maison

Il avait attendu ce jour avec une impatience croissante. Il avait revu les Tief plusieurs fois depuis qu'il avait appris qu'ils souhaitaient le mettre à l'essaie. Ils avaient fait plusieurs sorties. Tous s'étaient passé à merveille, les quatre s'entendaient incroyablement bien. On parle parfois de coup de foudre quand on parle d'amour, c'était un peu ce qui s'était passé avec eux. Il faut dire que Bill était un garçon, et pas une fille comme beaucoup de gens le pensait au premiers abords, très facile à vivre. Son enfance dans un orphelinat lui avait inculqué un respect des autres très profond. D'une franchise hors du commun, il disait ce qu'il pensait sans se soucier de savoir si ses propos étaient blessants ou non. Son credo ? Il faut mieux dire un vérité blessante qu'un mensonge réconfortant. (NdA : Entièrement d'accord...)

Ma
is revenons à ce qu'il faisait à ce moment là...Il se pressait dans tous les sens, à la recherche de tous ce qu'il aurait pu oublier dans un coin. Il rangeait, nettoyait, retrouvait des affaires égarées depuis longtemps. Quand enfin il parvint à refermer sa valise. Enfin ses deux valises. Imaginez toutes les affaires accumulées en 17 ans ! Oh bien sur il en avait vendu une grande partie aux cours des années, afin d'acheter autres choses. Il dépensait la plus clair partie dans des vêtements, maquillages, et affaires de coutures.

Il essa
yait de ne pas trop penser à ce qui l'attendait. Il ne fallait pas sinon il allait encore tourner en rond. Il avait peur. Très peur. Un stress qui lui tordait les entrailles. 11h06. Plus que 9 minutes. Il sortit péniblement de sa chambre, traînant dernière lui ses deux grands sacs, munis heureusement de roulettes. 11h07. Mais pourquoi ne pouvait-il pas s'empêcher de regarder l'heure toutes les trente secondes ? Et surtout, pourquoi ses secondes s'écoulaient-elle si lentement ? Comme si quelqu'un s'était amusé à dérégler totalement l'horloge du temps...Il avait peur de se qu'il allait vivre. Trois mois dans une famille. Il n'osait pas penser sa famille. Il lui faudrait encore un peu de temps sans doutes...

I
l s'assit dans sur une chaise, dans l'entrée. Son c½ur était tout aussi déréglé que la grande horloge...Il battait beaucoup trop vite. Il allait découvrir une maison, un foyer...Il essayait de ne pas s'en imaginer les contours, préférant s'imbiber de ceux qu'il verrait dans quelques instants. Il allait habiter dans une maison, dans un village appelé Magdebourg. C'était à trente minutes d'ici.

Il soup
ira longuement. Cette attente le rendait dingue. Et surtout trop anxieux. Il fallait qu'il se calme. Il regarda l'heure pour ce qui lui sembla être la centième fois de la journée avant de se lever. Il ne pouvait décidément pas rester en place plus de quinze secondes. Il était excité. Comme un enfant qui va ouvrir son premier cadeau de noël. Sauf que le cadeau était presque un rêve, tellement il lui semblait invraisemblable. Il s'arrêta un instant de arpenter le pauvre sol du vestibule pour poser son beau regard dans le vide. Un sourire apparu sur ses lèvres. Il allait avoir une famille. Et instantanément, le stresse refit surface, transformant son sourire illuminant en grimace d'appréhension. Il préféra penser à autres chose. Enfin il tenta vainement de se concentrer sur autre chose mais que voulez-vous, quand vous allez vivre une aventure dont vous avez toujours rêvé, toutes vos pensées se rivent automatiquement là-dessus. Et la logique humaine fait que lorsque vous voulez changer vos idées, elles se mettent subitement à accrocher votre esprit, comme si elles ne voulaient pas vous laisser en paix.

Bill
s'arrêta soudainement, et regarda l'heure pour la cent-unième fois depuis qu'il était debout. Plus que 5 minutes. Ce qui voulait dire 300 secondes. Il commença machinalement à faire le décompte dans sa tête mais s'arrêta très rapidement, incapable de se concentrer sur quelque chose plus de quelques instants. Il se rassit, essayant tant bien que mal de rester calme. Il résista une fraction de minutes puis se releva et recommença à faire les cent pas.

Les cinq fameuse
s minutes qui restaient se passèrent ainsi, entre tours le long de la pièce rectangulaire et tentatives laborieuses de s'apaiser. Quand enfin l'heure tant attendue arriva. Il ne savait plus très bien s'il voulait voir arriver les Tief ou pas. Après mûres réflexions oui. Il se rassit une nouvelle fois et se fit violence pour ne pas se relever l'instant d'après.

Son
c½ur sembla suspendre tout mouvement quand il entendit un bruit de clochette, ce bruit si caractéristique qui indiquait à coup sur que quelqu'un entrait. Bill eut l'impression que tout son corps s'était brusquement mis en état d'alerte. Il se bénit d'avoir pensé à mettre du déodorant le matin même. Ses mains se firent moites, ses dents commencèrent même à claquer. Un frisson lui parcouru toute l'échine au rythme de la porte qui grinçait.

Son instinct
ne s'était pas trompé. Il vit apparaître Anna, Marc et Alexandrine Tief. Son c½ur qui visiblement s'amusait énormément à changer son rythme par à-coup, repris une danse endiablée dans sa poitrine. Il se releva d'un bon, essayant tout de même de paraître le plus serein possible et se précipita vers les nouveaux arrivants, un sourire éclatant accroché aux lèvres.

«
Bill !

Alexand
rine se précipita dans les bras de celui qu'elle appellerait plus tard grand frère et le serra le plus fort possible contre son torse. Elle avait attendu cet instant avec une excitation au moins égale à celle du brun.

-Hey Ale
xandrine je suis content de te revoir !Lui dit-il avec une pointe de moquerie dans la voix
-Ne m'appelles
PAS Alexandrine, couina-t-elle
-He
p hep vous deux ne commencez pas directement à vous chamailler, gronda faussement la mère
-Mais c'est lu
i qui m'appelle Alexandrine, se plaignit la plus jeune
-Et alors ? C'e
st très jolie Alexandrine pas vrai Anna ? Dit malicieusement l'accusé.
-Oui c'est un pré
nom magnifique, répondit le père qui ne voulait pas rester en reste.

Tout le stresse et l'appréhension de notre jeune Bill s'était miraculeusement envolés à la vue de ses trois personnes qu'il chérissait déjà. Marc s'absenta quelques instants, étant contraint de finir quelques tâches administratives. Les trois autres continuèrent gaiement à parler, à se plaindre, à rire...On aurait dit qu'ils se connaissaient depuis toujours...un coup de foudre.

Que
lques instants plus tard, le père de la famille refit surface et tout ce beau monde monta en voiture. Durant tout le trajet, une agitation énorme régna. Alexandrine fut de loin celle qui parla le plus. Elle exposa à un Bill qui n'arrivait pas à tout assimiler d'un coup, le détail complet des moindres recoins de la maison. Elle n'eu pas le temps de finir, coupée par l'arrivée de la voiture dans le quartier résidentielle où les Tief logeaient.

-Tu vois
la maison là-bas, celle avec les grands balcons ? Le brun acquiesça d'un signe de tête, Et ben c'est la notre...

Un bouffé
de bonheur explosa dans le c½ur de l'androgyne. C'était une maison magnifique. Une maison parfaite. Il l'aimait déjà. Et c'était ça le problème. Il aimait déjà beaucoup trop tout ce qui avait un attrait à cette famille. Il savait que si il tombait, il tomberait de haut, et la chute engendrerait des blessures incurables (NdA ; ça se dit pour des blessures ? Pas convaincue mais bon). Il fut coupé de ses pensées par la voix d'Alex qui résonnait toujours.

-Et tu voix cel
le-là, juste à cotée, avec des volets bleus ? C'est celle des Kaulitz. Ils on un fils Tom. Mais je t'en reparlerais plus tard, demain je pense, avec le reste du clan Tief.
-Qu
oi ? Le reste du clan Tief ? Demanda le brun plein d'incompréhension
-
Tu verras demain, on t'expliquera TOUT, assura son interlocutrice.
-Qu
i ça on, questionna Bill méfiant
-A
lexandrine, on ne lui en a pas encore parlé...susurra sa mère.
-A oui c
'est vrai désolée, s'excusa la jeune fille.

Bill v
oulu en savoir plus mais elle refusa catégoriquement d'accéder à sa requête (NdA : Admettez...c'est la classe comme phrase non ?? Mdr « Est-ce qu'il me reste de la mâche de Rotterdam... ») . La voiture se gara dans une grande allée dégagé, et Bill pu enfin étirer ses jambes. Il faut dire qu'il ne mesurait pas 1m80 pour rien et qu'il s'était senti un peu à l'étroit durant le voyage. Anna passa un bras autour de ses épaules et lui annonça gaiement.

-Vo
ici ta nouvelle maison ! Enfin si tu l'acceptes bien entendu...

Il fu
t incapable de répondre. Mais ses yeux pleins d'étoiles malgré lui répondait à sa place. Il entra rapidement, sous l'½il attentif des propriétaires des lieux...Ils lui firent visiter tout l'habitat. Un émerveillement grandissant montait en Bill. Il resta bloqué de longue minutes devant sa chambre à lui. Il la trouvait magnifique. Il se sentait heureux, tout simplement. Marc arriva, posa ses deux valises vers un immense placard et tout le monde sorti, laissant Bill en état de béatitude profonde.

Il aff
ala sur son lit et regarda le plafond durant un long moment. Il ne savait plus quoi penser. C'était trop d'un coup. Il n'arrivait pas à résister à la joie qui s'emparait de lui. Pourtant il le fallait. Il ne fallait absolument pas qu'il nourrisse trop d'espoir, il savait à quel point ça lui faisait mal quand ils mourraient, comme s'ils emportaient un peu de lui en disparaissant. Il avait réussit au fil du temps à rejeter toutes sortes de bonheur, ne sachant que trop bien qu'il était éphémère. Mais là, s'en était trop. Son mécanisme d'autoprotection ne lui permettait pas de lutter contre une telle quantité de gaieté. Un sourire apparu sur son visage, puis une larme coula sur sa joue. Il avait une famille, une maison...Ce qu'il avait toujours souhaité. Et pourtant il n'arrivait pas à en profiter pleinement. Peut-être était-ce à cause de cette date qui lui martelait le cerveau...trois mois...Il allait peut-être repartir dans trois mois. Il ne fallait pas qu'il s'attache trop, ce serait beaucoup trop dur...

Et c'est ainsi
que son coté noir renaquit. Pas noir dans le sens méchant, juste dans le sens vide.

-
Bill à table !

Il
poussa un profond soupire. Cette voix...Comment coulez-vous résister quand une voix si douce vous appelle à commettre le pire pêcher qui soit. Celui d'aimer. Il avait très peur de l'amour. L'amour avait conduit ses parents à l'abandonner...L'amour faisait du bien quand il était vivant mais faisait trop de mal quand il mourrait. Comme le bonheur. Et pourtant il ne pouvait pas s'empêcher d'espérer. Ce fichu sentiment qu'il n'avait jamais réussis à effacer totalement de son c½ur était de plus en plus fort à mesure equ'il descendait les marche pour aller déjeuner.

Il fut o
bligé de couper ses réflexions quand il arriva dans la cuisine. Ce qu'il vit affaiblit grandement le noir qui vivait en lui. Il vit une table dressée, une adolescente son et so