Juste une pésentation...

Bienvenue, Welcome, Willkommen !

Avec tout ça vous pourrez pas dire que vous êtes mal accueillie...^^


Alors, une fiction sur Tokio Hotel de plus,

Une Yaoï pour être plus précise ^^


Homophobes, s'abstenir è.é
Anti-TH s'abstenir
Fans des fictions où au deuxième chapitre Tom et Bill sont déjà ensemble s'abstenir
Peu ouverts d'esprit s'abstenir
Personnes adeptes de la lecture en diagonale s'abstenir
Voyageurs uniquement là pour faire votre pub s'abstenir


Vous êtes encore là ? Magnifique ! Alors bonne lecture à vous et si ça vous plaît, il y a un lien en dessous vous savez ? « Ajouter un commentaire » ...


J'ai une autre fiction mais j'ai envie de commencer quelque chose qui n'a rien a voir...

Pour qu'aucune association ne soit faite, je ne vous dit pas laquelle c'est !

Peut-être que vous me reconnaîtrez qui sait ? ;)

Donc quand je passerais sur vos fics c'est avec mon autre compte...pas de comm avec ceui-là...


Que dire de ma fan fic ?
Je ne pense pas qu'elle soit très originale au début
Quoique
Mais j'en ai marre des fics où tout va trop vite
Alors j'en écrit une qui sera peut-être un peu plus réaliste on va dire
Attention je ne prétend pas être meilleure qu'une autre !
Je trouve même mon prologue trop rapide, mais je voulais pas trop vous ennuyer dès le début :p
Prologue vu de Bill
Les autres chapitres seront en narrateur extérieur
Tom n'arrive qu'au chapitre 2 ou 3 à voir...


Si vous aimez les fan fics dures, très dures, c'est pas ici que vous en trouverez une

J'ai envie de faire dans la tendresse en ce moment bien que j'adore les histoires limites trash

Le principal sujet abordé, mis à part l'amour, l'homosexualité etc.... sera la famille, parce que moi j'adore la mienne...



Mot de la fin ? Read and Enjoy !

# Posté le mercredi 25 juillet 2007 16:23

Modifié le samedi 01 septembre 2007 03:54

Prologue

Prologue
Un prologue un peu plus long qu'a la normale mais tant pis....

___________________________

Bonjour, je m'appelle Bill. Non, non ce n'est pas un oubli, je ne m'appelle que Bill. Pourquoi je n'ai pas de nom de famille ? Oh mais c'est simple, parce que je n'ai pas de famille. Et ce n'est sûrement pas à 17 ans que je vais en trouver une...Je soupire longuement.

Alors à quoi se résume ma vie ? Oh et bien c'est assez simple. Je me lève le matin, je déjeune, je me lave, je m'habille, je me maquille, je prends le bus, je vais au lycée le plus proche, je suis les cours, j'attends que la récréation se finisse, je retourne en cours, je mange le midi, j'attends que la cloche résonne, je vais en cours, une fois fini, je rentre à l'orphelinat, je fais mes devoirs, je rencontre des parents à la recherche d'un enfant, je me fais des espoirs inutiles, je ne suis pas pris, je retourne dans ma chambre, je descends pour manger, je vais me coucher, je m'endors... Et c'est comme ça depuis 17 ans. Et en ce moment c'est pire, c'est les vacances, d'été...Il faut être disponible 12h/24 pour des visites...Je vous passe les détails des sentiments que je ressens tous les jours, je ne veux plus m'apitoyer sur mon sort.

Quoi vous vous en doutez pas un tout petit peu ? Le pire je crois c'est quand je regarde les gens dans la rue, où à la télévision de l'orphelinat...Vous savez ? Où on voit des familles...Famille...Je ne sais pas ce que c'est moi une famille, je n'en ai jamais connue. Aussi loin que remontent mes souvenirs, j'ai toujours été ici. Les encadrants ont beau s'évertuer à nous dire que nous formons tous une grande famille, quand on arrive à mon âge et qu'on est plus assez innocent pour le croire, on comprend qu'ils nous disent ça uniquement pour pas qu'on se sente trop abandonné. Rah non arrête de penser à ça...et tout de suite !

J'ai compris maintenant vous savez...Je ne suis plus aussi faible qu'avant, je ne pleure plus en pensant à eux...qui sont ce eux ? Et bien mes parents...Mes parents... Oui on me l'a assez fait comprendre...Mes parents avaient sûrement une bonne raison de m'abandonner, de me laisser tout seul sans se soucier de ce que j'allais devenir, de me rejeter, de vivre une vie heureuse sans moi, de m'oublier, de pourrir ma vie en quelques sortes...oui ils avaient sûrement une raison valable, je n'en doute pas...Et ça ne me fait même plus mal. Non plus du tout. Ma gorge se noue malgré moi. Non pas mal du tout, je ne souffre plus, j'ai compris que ce n'était pas de ma faute, je ne leur en veux plus, je ne pense même plus à eux, nan plus du tout...Bill arrête de te torturer l'esprit ça sert à rien...Ma gorge est plus que nouée, et elle commence même à me faire mal. C'est plus fort que moi il faut toujours que j'y repense, encore et encore et encore...Mais le pire, le pire c'est cette lueur d'espoir au fond de moi, un espoir qui me brûle presque les entrailles à force de me faire souffrir...oui l'espoir fait souffrir. Parce que à chaque fois je dois essuyer un échec. Et pourtant c'est la seule chose qui me redonne le sourire. Je n'ai pas d'ami à cause de cet espoir. Oui je ne me crée pas d'attache pour quand je devrais partir avec des gens qui m'auront choisi.

C'est comme un immense combat intérieur. Une partie de moi qui refuse de croire que tout est perdu et que je serai à jamais seul, et l'autre partie qui a déjà tout abandonné et qui gagne petit à petit du terrain. Et moi dans tout ça ? Je suis obligé de rester neutre. Je ne vis plus en quelque sorte. Vous me direz que je n'ai pas trop de quoi me plaindre, je suis vivant, en bonne santé, je n'ai jamais subi de violences physiques, je ne meurs pas de faim...Oui mais je n'ai pas de parents.

Parfois je me regarde dans une glace et je me dis « de qui est-ce que je tiens mes yeux ? De ma mère ou de mon père ? Et mon nez ? Et ci et ça et ci...Et je finis bien sur par les inévitables et magnifiques questions : est-ce qu'ils ont été tristes en me laissant ici ? Est-ce qu'ils pensent à moi ? Est-ce que j'ai des frères et s½urs ? Est-ce qu'ils sont encore ensembles ? Est-ce que je suis le fruit d'un viol ? » Et je finis par me morfondre dans mon coin, comme je déteste faire...Je soupire encore une fois.

Quelqu'un toque à la porte et me sort de ma sinistre pensée. Ah oui les visites des parents. A quoi ça sert que j'y aille encore ? Je sais que je serais encore rejeté. Tout ça soi-disant à cause de mon look. Qu'est-ce qu'il a mon look qui les dérange tellement hein ? Je ne vois pas pourquoi je devrais me conformer à tous les autres juste sous prétexte que je dois me faire bien voir. Si je dois un jour trouver une famille, je veux qu'elle soit ouverte d'esprit. Moi je n'ai pas de nom de famille il faut bien que je me démarque de tous les autres Bill qui existent sur cette terre d'une façon ou d'une autre non ? Je m'étire, me relève de mon lit, me regarde dans un miroir en évitant les remarques habituelles (Mais de qui est-ce que je tiens mes oreilles ?) replace une mèche rebelle et...et recommence à espérer. Même si je sais que je serai déçu par la suite, je n'y peux rien, c'est plus fort que moi.

J'arrive dans le long couloir réservé à l'accueil des visiteurs. Sophie me fait signe de la rejoindre. Sophie est une fille qui travaille ici. C'est elle qui coordonne toute les rencontres.

« Salut Bill tu vas bien ?
-Mouais si on peut dire...Alors ?
-Ils s'appellent Herr und Frau Tief, ils recherchent un enfant de plus de quinze ans. Il préfèrerait un garçon qu'une fille mais disent qu'ils pourraient très bien changer d'avis. Ils ont une fille de quatorze ans qui n'est pas venue aujourd'hui parce qu'elle est en voyage avec sa grand-mère...Et c'est à peu près tout...A si, ils ont l'air vraiment adorables...

Elle me lance un petit sourire d'encouragement. Je suis un peu surpris, elle ne fait que très rarement, voir jamais, de commentaires personnels sur une famille. Je me tourne vers la porte, toque doucement avant d'entrer...c'est toujours la même chose, le stress, la montée d'adrénaline, la peur de ne pas savoir quoi dire...et l'espoir bien sûr. J'aimerais un jour pouvoir le faire disparaître celui-là.

Mes yeux se posent sur le couple, assis derrière une table. L'homme tient sa femme par les épaules. Quand ils se regardent, leurs yeux sont plein d'étoiles...Ils sont vraiment mignons ensembles comme ça. Leurs yeux se posent sur moi. Les miens dans ceux de Frau Tief. Je plonge dans son regard profond. Un sentiment inconnu m'envahit...un sentiment d'apaisement...Je finis par me rendre compte que je les dévisage complètement, c'est plutôt impoli. Je baisse les yeux en souriant timidement. C'est l'homme qui prend la parole en premier...il a une voix grave, douce, rassurante...Un grand sourire est apparu sur ses lèvres...

-Et bien jeune fille ne soyez pas si timide, approchez...

Je comprends immédiatement que c'est fini. Ils m'ont pris pour une fille. Je m'assois en face d'eux et avec une toute petite voix, très timide, je dis...

-Excusez-moi monsieur Tief mais, avec tout le respect que je vous dois, je suis un garçon...

Je ne peux pas m'empêcher de rougir violemment. Ça me met très mal à l'aise de devoir corriger les gens...pas pour moi, mais pour eux. Ils sont soit très gênés, soit choqués...Le couple échange un regard un peu surpris, mais leurs sourires tendres s'agrandissent. C'est d'une voix très sincère que la femme prend la parole

-Excusez mon mari, il ne voulais en aucun cas vous blesser...

Je relève la tête vers eux. Elle m'a vouvoyé ? Je la regarde avec des yeux ronds mais me ressaisi très vite.

-Oh ce n'est pas grave, il faut dire que j'ai un peu l'habitude...
-Vous n'avez...
-Pardonnez-moi de vous couper madame mais je vous en pris tutoyez-moi.

Elle sourit de plus belle...

-D'accord mais uniquement si tu m'appelles Anna...
-Et moi Marc.

Je leur souris à mon tour...ce n'était pas un sourire forcé, non , pas cette fois...et c'est bien l'une des premières fois que ça m'arrive...Ils me regardent avec des yeux émerveillés sans que je n'en comprenne la raison.

-D'accord Marc et Anna...Je suis Bill !

Je leur tends une main qu'ils serrent sans aucune hésitation. Ma voix était plus joyeuse que je ne l'ai jamais entendue. On se sourit tous très franchement.

-Donc Bill...Je voulais savoir, tu n'a jamais songé à changer de look si on te prend pour une fille ?

Je ne sais pas quel est le but de la question. Je sais que dans ce genre d'entretien, il y a une bonne et une mauvaise réponse. Et on ne sait jamais laquelle donner. Je réfléchis un instant avant de décider de prendre la bonne solution, la vérité.

-Non, jamais. C'est mon style, ça fait partie de moi. Et puis je sais qui je suis, je n'ai pas besoin des autres pour le savoir...

Marc me regarde avec une admiration profonde et resserre sa femme contre ses épaules.

-D'après ton...dossier, je n'aime pas dire ça, tu as de très bons résultats scolaires...Tu travailles beaucoup ?
-Oui. C'est pour deux raisons, et les deux sont très contradictoires. Je ne me suis jamais fait d'amis, dans l'espoir que quelqu'un, un jour, décide de...enfin de m'adopter, alors en cours, j'écoute, je suis ce qu'il se passe, je n'ai pas de distractions...et l'autre raison c'est que je commence à douter, j'ai quand même 17 ans l'année prochaine, je ne pourrais pas rester ici alors autant m'investir dans mes études tant qu'il en est encore temps...

C'est étrange mais je n'arrive pas à leur mentir.

-Et si tu trouvais une famille, tu suivrais toujours aussi bien ?
-Oui, et pour une autre raison...enfin c'est comme ça que moi je vois les choses...Si je trouves une famille, c'est qu'elle m'aura choisi. Et je suis assez grand pour savoir quelles difficultés engendre une adoption, surtout pour quelqu'un de mon âge...Alors je pense que c'est le moins que je pourrais faire...Comme pour...pour qu'ils soient fiers de moi...dis-je avec une sincérité déconcertante, et sans détourner mon regard...

Beaucoup de gens n'aime pas ce genre de choses, cette franchise naturelle que j'ai. Je pense que ça leur fait peur...Mais pas à eux apparemment. Ils se lancent sans cesse de drôles de petits regards, je n'en ai jamais vus de semblables...On continue comme ça durant un temps dont je ne saurais donner la durée exacte. Il m'a semblé très court en tout cas. Au début ce n'était que des questions basiques, des questions que j'entends tous les soirs. Mais par la suite une vrai conversation s'est engagée, on a parlé de tout, de rien...j'ai même réussis à rire, moi ! Et pas un faux rire, non un vrai rire. Au bout d'un moment, Sophie est venue toquer à la porte et est entrée...

-Excusez-moi messieurs dames mais...mais si vous voulez voir d'autres enfants il faut le faire maintenant, il n'y aura pas le temps ensuite et...
-Oh ne t'inquiète pas Sophie, j'y vais...je la rassure.

Elle me lance un sourire reconnaissant et s'en va. Marc et Anna me lancent des regards un peu tristes. Ils se lèvent en même temps que moi.

-Et bien tu es si pressé de partir que ça ? Dit madame Tief, un soupçon de regrets dans la voix
-Oh non, absolument pas ! J'aurais bien aimé rester beaucoup plus longtemps d'ailleurs...Mais je ne veux pas que vous regrettiez d'avoir passé l'après-midi avec moi sans avoir vu quelqu'un d'autre...

Elle me souris faiblement, mais semble comprendre...Je tends la main à Marc qui la serre très chaleureusement. Je me tourne vers Anna, lui tend la même main mais elle la repousse. Au lieu de ça, elle me prend dans ses bras. Je suis totalement dépassé. Jamais personne n'avait fait ça...Au bout de quelques instants, je me décide à lui rendre son étreinte, je la serre très timidement dans mes bras...puis beaucoup plus fort...je crois que je n'ai jamais autant envié tous les enfants de la terre qui eux ont une mère...

-Bill tu es un garçon formidable, je suis enchantée de t'avoir rencontré...me murmure-t-elle
-Et vous, vous êtes un couple magnifique.

Elle caresse mes cheveux avec douceur. Elle est plus petite que moi, sa tête est contre mon torse. Je me sens incroyablement bien là, avec eux...je n'ai jamais reçu de douceur, de la part de quiconque, et je dois admettre que c'est très plaisant...Nous nous détachons, je les salue une dernière fois avant de sortir...Mon espoir n'a jamais été aussi grand, il n'a jamais pris autant de place sur l'autre partie de moi-même...un sourire naît sur mes lèvres au souvenir du couple Tief...et il ne me quitte plus de la journée...



Je n'ai pas de nouvelles d'eux avant la semaine suivante. J'apprends par Sophie, qu'ils sont revenus avec leur fille. Ils vont voir si quelqu'un s'entend bien avec elle. Là j'ai très peur...Pourquoi ? Parce que je fais partie de la liste de ceux qui doivent la rencontrer...Sophie m'accompagne jusqu'à la salle de rendez-vous...elle me rassure une dernière fois avant d'ouvrir la porte. Je ne suis pas rassuré du tout. Dans la pièce est assise un fille, quelle age elle a déjà ? 14 ans non ? Elle est très jolie...enfin elle pourrait être très jolie, mais ne fait pas ce qu'il faut...je me surprends à essayer de l'améliorer en pensée...Elle me dévisage totalement, des pieds à la tête. J'ai l'impression d'être passé aux rayons x. Mais son regard est franc. Elle semble un peu choquée quand même... Je me décide enfin à aller m'asseoir en face d'elle. Elle se ressaisit assez vite

-Je te préviens tout de suite, mes parents m'ont forcée à venir ici, je n'ai aucune envie d'avoir un grand frère ou une grande s½ur et j'en ai déjà vu défiler je ne sais pas combien depuis ce matin alors tu tombes au mauvais moment...

Je la regarde, un peu perdu...mon espoir s'est vite amaigri, mais au moins elle ne ment pas...

-Ca a le mérite d'être clair au moins, dis-je d'une voix neutre.

Elle me regarde avec surprise. Un grand blanc s'installe...

-Désolé mais mes parents ne devaient me faire rencontrer que des garçons, c'est pour ça que j'ai été surprise quand tu es entrée...Dit-elle d'une voix on ne peut plus franche...

Je souris, un peu gêné, avant de lui répondre...Ma voix est très amicale, et je ne la force même pas à avoir ce ton là...

-Tes parents ne se sont pas trompés, je suis bien un garçon...

Elle écarquille les yeux, puis plisse le front comme si elle réfléchissait...elle semble chercher une quelconque trace masculine dans mon regard...

-Ah oui, mais il faut bien regarder...
-Tu as réussis à voir que j'étais un garçon dans mes yeux ?
-Nan pas dans tes yeux, comme tu te maquilles ça fait plus fille...Nan c'est dans ton regard...Tu as un regard de garçon...

Je ne savais pas qu'il existait des regards de garçons et des regards de fille mais bon tant pis...Elle est très franche en tout cas...

-Mais en fait quand on te regarde bien on se demande...tu fais trop fille pour un garçon et trop garçon pour une fille...

Je souris. Je ne peux pas m'en empêcher...j'adore sa façon de dire exactement ce qu'elle pense...

-En tout cas tu as un sourire magnifique...
-Hum, ne serait-ce pas un compliment de la part de miss je ne veux rencontrer personne ? Dis-je en relevant un sourcil.

Elle hausse les épaules...

-Ca va te paraître stupide mais je ne sais même pas ton prénom à toi...
-Oh je m'appelle Alex !
-Diminutif de ?
-De Alexandrine, dit-elle dans une grimace de mécontentement...

Je souris, d'un petit sourire moqueur...

-Alexandrine ?
-Oh ça va hein ? Moi on me confond pas avec un mec ! Ce n'était pas dit méchamment, je ne le prend pas mal et continue à la taquiner...
-Oui peut-être mais je ne m'appelle pas Alexandrin moi...Et j'ai un très beau sourire en plus...

Elle relève la tête. Je vois qu'elle fait tout pour retenir un sourire...Elle avait décidé de ne pas venir, elle est apparemment très têtue la demoiselle...

-Oh c'est bon c'est parce que j'ai laissé échapper ça qu'il va falloir que tu me le remettes sur le tapis tout le temps...bougonne-t-elle
-Tu sais j'aimerais bien te dire si le tien est beau mais tu sembles pas décidée à sourire...

Elle baisse la tête...Je sais à quoi elle réfléchit. Elle ne veut pas visiter cette endroit, elle s'est mis en tête que ça n'allait pas être bien. Malheureusement pour elle quelqu'un a réussi à la faire un instant changer d'avis...elle ne veut pas avoir tord...Mais en même temps elle ne veut pas me blesser...On va l'aider un peu.

-Tu sais, tu es condamnée à passer au moins un quart d'heure avec moi, alors c'est pas la peine de faire la gueule tout le long comme ça...autant en profiter. Et puis tu sais, il existe des centaines d'autres orphelinat, tes parents ne vont pas forcément choisir un enfant ici. Alors autant faire en sorte que le temps passe plus vite ok ?

Elle relève les yeux et me dévisage longuement...Elle finit par accepter...

-Au fait comment tu t'appelles toi ?
-Bill.
-Ah...
-T'as l'air déçue.
-Ouais je m'attendais à un nom comme toi et pis non.
-Un nom comme moi ?
-Ouais un nom du genre pascale, ou autre, qui va aux filles et aux garçons, et non c'est un nom bien de mec Bill...Pff c'est même pas drôle. Sourit-elle
-Ouais mais c'est mieux que Alexandrine tu trouves pas ?

Elle me lance un regard noir...mais je vois une esquisse de sourire apparaître sur son visage.

-J'aurais jamais du te le dire.
-Je confirme.

Elle me tire la langue. Mais ne peux plus retenir son sourire. Je lui souris à mon tour.

-Alors pourquoi tu veux pas que tes parents adoptent un autre enfant ?
-Je sais pas...j'ai pas envie qu'ils me délaissent tu vois...Et puis c'est trop bizarre de devoir accepter quelqu'un d'autre dans sa famille. A la limite un plus petit d'accord mais avoir un plus grand...C'est bizarre...
-Je peux pas franchement t'aider, j'ai jamais eu de famille. Mais je peux t'expliquer l'autre point de vue par contre.
-Mouais pourquoi pas ?
-Alors celui ou celle qui devra être le nouveau membre de ta famille, sache qu'il en aura jamais connu. Et c'est très dur je pense, d'arriver dans une famille, déjà unie, il faut réussir à se faire un place sans prendre celle de quelqu'un d'autre. C'est pour ça que toi tu trouves ça bizarre. Quand c'est un bébé qui naît pendant neuf mois tu as eu le temps de lui en faire une. Et tout le monde l'aime déjà. Alors que nous si on trouve une famille, il faut réussir à se faire aimer...
-C'est vrai que ça doit pas être facile non plus.
-Oui et c'est pour ça que tes parents t'emmènent avec eux. Ils ne veulent pas te délaisser, au contraire, ils cherchent quelqu'un qui s'entendrait bien avec toi. Comme ça se sera plus facile pour tout le monde de s'accepter.

Je vois que je la fais réfléchir. Mais pourquoi est-ce que je fais ça ? Je crois que ce n'est même pas pour moi. C'est pour le futur heureux élu. Et pour elle aussi. J'ai envie qu'elle trouve quelqu'un avec qui elle s'entende bien, et elle ne pourra jamais le faire si elle reste butée sur son idée de départ. Elle recommence à me dévisager.

-Tu crois qu'il faut que je sois plus gentille avec les gens qui viennent ici ?
-Ben on va dire que « désolé mais si je te parle c'est uniquement parce que j'ai pas le choix » c'est pas un super accueil...

Elle sourit encore une fois.

-Il est possible que j'ai eu tord...
-Oui je pense aussi.
-Et toi, tu aimerais faire partie de notre famille ?
-Moi ? Heu...J'ai rencontré tes parents la semaine dernière, ce sont des gens formidables, vraiment. Et je peux t'assurer que je ne te dis pas ça uniquement parce que tu es leur fille...
-Imagines qu'ils te choisissent tu dirais quoi ?
-Alex il y a un truc que tu n'as pas compris. Ce n'est pas eux qui vont choisir, c'est vous trois, ensembles...

Elle me lance un sourire rayonnant.

-Imagine, qu'on te choisisse, tu dirais quoi ?
-Je dirais que je suis vraiment très honoré...ou alors je sauterais dans tous les sens pendant j'sais pas combien de temps, je sais pas...

Elle rigole. On continue de parler, comme je l'avais fait avec ses parents. On finit par avoir une conversation passionnée sur ce que l'on préfère manger. Je ne supporte pas le chocolat et elle ne jure que par ça. C'est peut-être tout à fait ridicule et pourtant on est à fond dedans. Une fois le sujet clos, sur un de toute façon t'y connais rien, ainsi qu'un échange de sourires, elle me demande.

-Dis-moi Bill, tu es homo ou pas ? Je veux pas te blesser en disant cela mais faut avouer que c'est intriguant quand même.

Je reste scotché. De un personne ne m'a jamais posé la question, ils la gardaient tous pour eux. De deux, je ne me suis jamais posé la question. Je n'ai jamais vraiment fait attention à ceux qu'il y avait autour alors...Je lui explique la situation en deux trois mots. Elle semble ahurie.

-Attends tu veux dire qu'en 17 ans, tu n'es jamais sorti avec qui que ce soit ?
-Bah non...

Elle commence alors à me poser un tas de question, est-ce que je m'imagine faire des trucs avec un mec, et avec une fille est-ce que ci est-ce que ça...Elle finit par aboutir à cette conclusion

-Bill tu es bisexuel !
-Et ben heureusement que t'es venue sinon je l'aurais peut-être jamais su ! Dis-je dans un sourire.

Je regarde furtivement ma montre avant de dire.

-Ton supplice est terminé ! Et depuis une demi-heure !
-Ca fait trois quarts d'heure qu'on est là ?!
-Et oui chère Alexandrine, que veux-tu quand on est en face de quelqu'un qui a un aussi beau sourire que le mien le temps passe plus vite !
-Oui je crois...

Je lui souris une dernière fois. Elle aussi.

-Et c'est réciproque, dis-je sincèrement, avec un clin d'½il en prime.

On se lève, on se salut mais elle me rattrape avant que je ne sorte

-Tu sais, au bout de quelques minutes ou on parlait, je me suis dit que finalement c'était pas une si mauvaise idée d'avoir un grand frère. Et ça parce que tu m'as rassurée et...je voulais te remercier pour ça...Mais plus on continuait à parle plus...En fait je crois que maintenant je ne voudrais pas avoir quelqu'un d'autre que toi. Tu es vraiment super sympa et...et on s'entend bien et tout...Franchement j'espère que mes parents sont du même avis que moi...

Je suis presque au bord des larmes. Vous ne pouvez pas savoir ce que c'est vous, vous avez une famille. Mais quand quelqu'un vous dit qu'il serait prêt à vous accepter dans la sienne...c'est presque trop beau pour être vrai. Surtout si c'est la plus belle famille que vous ayez jamais rencontré. J'écarte mes bras et elle se réfugie à l'intérieur...comme un grand frère à sa petite s½ur...

-Moi aussi j'espère beaucoup tu sais...mais tu rencontreras sûrement des garçons encore mieux que moi, des grands, forts avec qui tu te sentiras protégée plus qu'avec moi...je lui murmure.
-M'en fous, avec toi au moins j'ai un mélange de grande s½ur et de grand frère, c'est encore mieux...c'est vrai tu pourrais m'apprendre à me maquiller comme un grande s½ur, et je pourrais être rassurée rien qu'en te regardant dans les yeux comme un grand frère...

Je retiens vraiment avec difficulté mes larmes. Je ne sais même pas pourquoi je pleurerais. Je ne sais plus trop où j'en suis. Je sais juste que j'adore l'entendre dire grand frère en parlant de moi...

-Je prends le grande s½ur comme un compliment, j'arrive a dire en rigolant.
-Oui s'il te plait...Tu sais, mes parents n'ont rien voulu me dire au sujet de ce que eux ils pensaient. Ils voulaient mon avis avant. Ils ont écrit le nom de celui sur qu ils ont complètement craqué sur un petit bout de papier...J'espère vraiment que c'est ton nom dessus.
-Et bien tu verras bientôt !
-Oui...

Je la resserre encore un peu puis me détache. Je lui dis au revoir, elle me dit à bientôt. Je sors, cours dans ma chambre et fonds en larmes...



Les jours passent, aucune nouvelle...encore un espoir pour rien.



On est mi-août maintenant. André toque à ma porte pour m'annoncer le planning de la journée... J'ai un rendez-vous avec la directrice, sûrement pour mon inscription lycée. Je toque et entre. Elle me sourit comme jamais elle ne m'avait souri...Quoi ? J'ai gagné une bourse ? Elle me fait asseoir et me dit...

-Bill, tu pars le 29 août chez Herr und Frau Tief pour les trois mois d'essais avant qu'ils ne se décident pour une adoption ou non...Leur fille, Alex je crois, m'a suppliée de te dire que c'était bien ton nom sur le bout de papier, et qu'elle était heureuse avoir une grande s½ur avec un si beau sourire...J'ai pas très bien compris mais apparemment, vu l'état dans lequel elle était, elle est très heureuse...Et c'est sans compter le sourire ravi des parents...tu leur as dit quoi pour qu'ils t'apprécient autant ? Finit-elle dans un sourire magnifique.

...

Je... Je...en fait je ne réalise même pas. Je suis hébété. Je suis paralysé. Mon corps comprend avant mon cerveau puisqu'il forme un énorme sourire sur mes lèvres...Ce que je leur ai dit ? La vérité...Ils m'ont donc choisi pour moi...et pas pour je ne sais quel personnage...Ils m'ont choisi. Cette information tourne en boucle dans ma tête, tellement qu'au bout d'un moment je ne sais plus ce qu'elle veut dire. Je vais avoir une famille, moi. C'est incroyable. Ça fait 17 ans que j'attends ce moment. Et je ne suis même pas capable de dire le moindre mots. Je me contente donc de sourire...mon si beau sourire comme dirait Alex....
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voila juste pour situer un peu l'action...premir chapitre dans peu de temps ;)

<33

1 commentaire pour la suite...^^ histoire de savoir si quequ'un a lu quoi... =)

hihihi merci nunush ! J'ai suivis ton conseil ce'st mieux ??C'est vrai ça faisait un peu bloc...

Même pas chich je tappe la site maineant....si...prem's chapitre bientôt en ligne....

EDIT Lou : Chapitre 1 corrigé.

# Posté le mercredi 25 juillet 2007 16:28

Modifié le mardi 17 novembre 2009 17:31

La maison

Il avait attendu ce jour avec une impatience croissante. Il avait revu les Tief plusieurs fois depuis qu'il avait appris qu'ils souhaitaient le mettre à l'essai. Ils avaient fait plusieurs sorties. Tout s'étaient passé à merveille, les quatre s'entendaient incroyablement bien. On parle parfois de coup de foudre quand on parle d'amour, c'était un peu ce qui s'était passé avec eux. Il faut dire que Bill était un garçon, et pas une fille comme beaucoup de gens le pensait au premier abord, très facile à vivre. Son enfance dans un orphelinat lui avait inculqué un respect des autres très profond. D'une franchise hors du commun, il disait ce qu'il pensait sans se soucier de savoir si ses propos étaient blessants ou non. Son credo ? Il faut mieux dire un vérité blessante qu'un mensonge réconfortant. (NdA : Entièrement d'accord...)

Mais revenons à ce qu'il faisait à ce moment là...Il se pressait dans tous les sens, à la recherche de tout ce qu'il aurait pu oublier dans un coin. Il rangeait, nettoyait, retrouvait des affaires égarées depuis longtemps. Quand enfin il parvint à refermer sa valise. Enfin ses deux valises. Imaginez toutes les affaires accumulées en 17 ans ! Oh bien sûr il en avait vendu une grande partie aux cours des années, afin d'acheter autres choses. Il dépensait la plus clair partie dans des vêtements, maquillages, et affaires de coutures.

Il essayait de ne pas trop penser à ce qui l'attendait. Il ne fallait pas sinon il allait encore tourner en rond. Il avait peur. Très peur. Un stress qui lui tordait les entrailles. 11h06. Plus que 9 minutes. Il sortit péniblement de sa chambre, traînant dernière lui ses deux grands sacs, munis heureusement de roulettes. 11h07. Mais pourquoi ne pouvait-il pas s'empêcher de regarder l'heure toutes les trente secondes ? Et surtout, pourquoi ces secondes s'écoulaient-elles si lentement ? Comme si quelqu'un s'était amusé à dérégler totalement l'horloge du temps...Il avait peur de ce qu'il allait vivre. Trois mois dans une famille. Il n'osait pas penser sa famille. Il lui faudrait encore un peu de temps sans doute...

Il s'assit dans sur une chaise, dans l'entrée. Son c½ur était tout aussi déréglé que la grande horloge...Il battait beaucoup trop vite. Il allait découvrir une maison, un foyer...Il essayait de ne pas s'en imaginer les contours, préférant s'imbiber de ceux qu'il verrait dans quelques instants. Il allait habiter dans une maison, dans un village appelé Magdebourg. C'était à trente minutes d'ici.

Il soupira longuement. Cette attente le rendait dingue. Et surtout trop anxieux. Il fallait qu'il se calme. Il regarda l'heure pour ce qui lui sembla être la centième fois de la journée avant de se lever. Il ne pouvait décidément pas rester en place plus de quinze secondes. Il était excité. Comme un enfant qui va ouvrir son premier cadeau de noël. Sauf que le cadeau était presque un rêve, tellement il lui semblait invraisemblable. Il s'arrêta un instant de arpenter le pauvre sol du vestibule pour poser son beau regard dans le vide. Un sourire apparu sur ses lèvres. Il allait avoir une famille. Et instantanément, le stress refit surface, transformant son sourire illuminant en grimace d'appréhension. Il préféra penser à autres chose. Enfin il tenta vainement de se concentrer sur autre chose mais que voulez-vous, quand vous allez vivre une aventure dont vous avez toujours rêvé, toutes vos pensées se rivent automatiquement là-dessus. Et la logique humaine fait que lorsque vous voulez changer vos idées, elles se mettent subitement à accrocher votre esprit, comme si elles ne voulaient pas vous laisser en paix.

Bill s'arrêta soudainement, et regarda l'heure pour la cent-unième fois depuis qu'il était debout. Plus que 5 minutes. Ce qui voulait dire 300 secondes. Il commença machinalement à faire le décompte dans sa tête mais s'arrêta très rapidement, incapable de se concentrer sur quelque chose plus de quelques instants. Il se rassit, essayant tant bien que mal de rester calme. Il résista une fraction de minutes puis se releva et recommença à faire les cent pas.

Les cinq fameuses minutes qui restaient se passèrent ainsi, entre tours le long de la pièce rectangulaire et tentatives laborieuses de s'apaiser. Quand enfin l'heure tant attendue arriva. Il ne savait plus très bien s'il voulait voir arriver les Tief ou pas. Après mûres réflexions oui. Il se rassit une nouvelle fois et se fit violence pour ne pas se relever l'instant d'après.

Son c½ur sembla suspendre tout mouvement quand il entendit un bruit de clochette, ce bruit si caractéristique qui indiquait à coup sur que quelqu'un entrait. Bill eut l'impression que tout son corps s'était brusquement mis en état d'alerte. Il se bénit d'avoir pensé à mettre du déodorant le matin même. Ses mains se firent moites, ses dents commencèrent même à claquer. Un frisson lui parcourut toute l'échine au rythme de la porte qui grinçait.

Son instinct ne s'était pas trompé. Il vit apparaître Anna, Marc et Alexandrine Tief. Son c½ur qui visiblement s'amusait énormément à changer son rythme par à-coup, repris une danse endiablée dans sa poitrine. Il se releva d'un bon, essayant tout de même de paraître le plus serein possible et se précipita vers les nouveaux arrivants, un sourire éclatant accroché aux lèvres.

« Bill !

Alexandrine se précipita dans les bras de celui qu'elle appellerait plus tard grand frère et le serra le plus fort possible contre son torse. Elle avait attendu cet instant avec une excitation au moins égale à celle du brun.

-Hey Alexandrine je suis content de te revoir !Lui dit-il avec une pointe de moquerie dans la voix
-Ne m'appelles PAS Alexandrine, couina-t-elle
-Hep hep vous deux ne commencez pas directement à vous chamailler, gronda faussement la mère
-Mais c'est lui qui m'appelle Alexandrine, se plaignit la plus jeune
-Et alors ? C'est très jolie Alexandrine pas vrai Anna ? Dit malicieusement l'accusé.
-Oui c'est un prénom magnifique, répondit le père qui ne voulait pas rester en reste.

Tout le stress et l'appréhension de notre jeune Bill s'était miraculeusement envolés à la vue de ses trois personnes qu'il chérissait déjà. Marc s'absenta quelques instants, étant contraint de finir quelques tâches administratives. Les trois autres continuèrent gaiement à parler, à se plaindre, à rire...On aurait dit qu'ils se connaissaient depuis toujours...un coup de foudre.

Quelques instants plus tard, le père de la famille refit surface et tout ce beau monde monta en voiture. Durant tout le trajet, une agitation énorme régna. Alexandrine fut de loin celle qui parla le plus. Elle exposa à un Bill qui n'arrivait pas à tout assimiler d'un coup, le détail complet des moindres recoins de la maison. Elle n'eu pas le temps de finir, coupée par l'arrivée de la voiture dans le quartier résidentielle où les Tief logeaient.

-Tu vois la maison là-bas, celle avec les grands balcons ? Le brun acquiesça d'un signe de tête, Et ben c'est la nôtre...

Un bouffé de bonheur explosa dans le c½ur de l'androgyne. C'était une maison magnifique. Une maison parfaite. Il l'aimait déjà. Et c'était ça le problème. Il aimait déjà beaucoup trop tout ce qui avait attraits à cette famille. Il savait que s'il tombait, il tomberait de haut, et la chute engendrerait des blessures incurables (NdA ; ça se dit pour des blessures ? Pas convaincue mais bon). Il fut coupé de ses pensées par la voix d'Alex qui résonnait toujours.

-Et tu voix celle-là, juste à côté, avec des volets bleus ? C'est celle des Kaulitz. Ils ont un fils Tom. Mais je t'en reparlerai plus tard, demain je pense, avec le reste du clan Tief.
-Quoi ? Le reste du clan Tief ? Demanda le brun plein d'incompréhension.
-Tu verras demain, on t'expliquera TOUT, assura son interlocutrice.
-Qui ça on, questionna Bill méfiant.
-Alexandrine, on ne lui en a pas encore parlé...susurra sa mère.
-Ah oui c'est vrai désolée, s'excusa la jeune fille.

Bill voulut en savoir plus mais elle refusa catégoriquement d'accéder à sa requête (NdA : Admettez...c'est la classe comme phrase non ?? Mdr « Est-ce qu'il me reste de la mâche de Rotterdam... ») . La voiture se gara dans une grande allée dégagée, et Bill put enfin étirer ses jambes. Il faut dire qu'il ne mesurait pas 1m80 pour rien et qu'il s'était senti un peu à l'étroit durant le voyage. Anna passa un bras autour de ses épaules et lui annonça gaiement.

-Voici ta nouvelle maison ! Enfin si tu l'acceptes bien entendu...

Il fut incapable de répondre. Mais ses yeux pleins d'étoiles malgré lui répondaient à sa place. Il entra rapidement, sous l'½il attentif des propriétaires des lieux...Ils lui firent visiter tout l'habitat. Un émerveillement grandissant montait en Bill. Il resta bloqué de longue minutes devant sa chambre à lui. Il la trouvait magnifique. Il se sentait heureux, tout simplement. Marc arriva, posa ses deux valises vers un immense placard et tout le monde sorti, laissant Bill en état de béatitude profonde.

Il affala sur son lit et regarda le plafond durant un long moment. Il ne savait plus quoi penser. C'était trop d'un coup. Il n'arrivait pas à résister à la joie qui s'emparait de lui. Pourtant il le fallait. Il ne fallait absolument pas qu'il nourrisse trop d'espoir, il savait à quel point ça lui faisait mal quand ils mourraient, comme s'ils emportaient un peu de lui en disparaissant. Il avait réussit au fil du temps à rejeter toutes sortes de bonheur, ne sachant que trop bien qu'il était éphémère. Mais là, c'en était trop. Son mécanisme d'autoprotection ne lui permettait pas de lutter contre une telle quantité de gaieté. Un sourire apparut sur son visage, puis une larme coula sur sa joue. Il avait une famille, une maison...Ce qu'il avait toujours souhaité. Et pourtant il n'arrivait pas à en profiter pleinement. Peut-être était-ce à cause de cette date qui lui martelait le cerveau...trois mois...Il allait peut-être repartir dans trois mois. Il ne fallait pas qu'il s'attache trop, ce serait beaucoup trop dur...

Et c'est ainsi que son coté noir renaquit. Pas noir dans le sens méchant, juste dans le sens vide.

-Bill à table !

Il poussa un profond soupire. Cette voix...Comment coulez-vous résister quand une voix si douce vous appelle à commettre le pire pêcher qui soit. Celui d'aimer. Il avait très peur de l'amour. L'amour avait conduit ses parents à l'abandonner...L'amour faisait du bien quand il était vivant mais faisait trop de mal quand il mourrait. Comme le bonheur. Et pourtant il ne pouvait pas s'empêcher d'espérer. Ce fichu sentiment qu'il n'avait jamais réussis à effacer totalement de son c½ur était de plus en plus fort à mesure qu'il descendait les marches pour aller déjeûner.

Il fut obligé de couper ses réflexions quand il arriva dans la cuisine. Ce qu'il vit affaiblit grandement le noir qui vivait en lui. Il vit une table dressée, une adolescente son et son père qui y était attablés, et la maîtresse de la maison aux prises avec un bon plat dans le four...Mais ce n'est pas cette scène presque clichée qui fit battre le c½ur de l'androgyne...c'était la place autour de cette table qui l'attendait...Cette chaise blanche qui ne pouvait qu'illuminer tout son être. Elle semblait lui dire que lui aussi avait droit au bonheur...

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dsl pas eu le temps de finir je poste la siuite de ce hapitre demain....
Voila, fin duchapitre... vos avis en bas hein ??

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Et il céda. Il alla s'asseoir avec un immense sourire trouvant la vie incroyablement belle, presque orange. Il ne voulait pas dire rose, il n'aimait pas cette couleur...

Pourtant, les lèvres du jeune homme restèrent hermétiquement closes. Il avait peur. Peur que cette chaise ne lui soit pas totalement acquise. Peur qu'elle fût à quelqu'un d'autre. Bill ressentait une gêne croissante. Il comprenait enfin ses propres propos, lorsque qu'il avait parlé à Alexandrine pour la première fois. Oui ça allait être très dur.

-Et bien Billette t'es pas bien bavard ! Fit remarquer Alex.
-Depuis quand tu m'appelles Billette ? Grogna ledit Billette.
-Depuis que tu m'appelles Alexandrine...répliqua-t-elle.
-Sauf que moi je ne m'appelle PAS Billette, alors que toi tu t'appelles réellement Alexandrine...se moqua le brun...

Mais il n'y avait aucune amertume dans sa voix. C'était juste une voix taquine, une voix gentille, une voix douce. Oui douce. Et c'était bien la première fois que ça lui arrivait. Pourquoi tout d'un coup devenait-il doux ? Sûrement parce qu'enfin il avait reçu de la douceur. Ou alors parce qu'il voyait luire dans les yeux de la jeune fille une profonde admiration. Il lui sourit avant elle ne répliquât quoi que ce soit et instantanément elle ferma la bouche. Que voulez-vous répliquer à un sourire si magnifique. Elle préféra se taire et l'admirer, toujours plus. Ce qui affaiblit encore les défenses du brun. Le repas se déroula avec un Bill plus actif dans les conversations. Il ne savait où ça le mènerait, s'il devait ouvrir son c½ur ou pas, mais l'espoir luisait de plus en plus fort en lui, le forçant quelque peu sur le choix qu'il devait faire.

Après avoir si bien mangé, le brun demanda la permission d'aller ranger ses affaires. Chose qui lui fut bien sûr accordée. Il monta lentement les escaliers. Il savait que chaque marche contenait un peu plus d'histoire que la précédente. Il s'imagina le père les gravissant, ayant sûrement oublié quelques chose à la dernière minute. Ou bien la mère qui monte faire la tournée du linge sale. Ou encore la fille qui voulait les monter toute seule, sous l'½il attentif des parents...oui ces marches étaient sans doute chargées de souvenirs...des souvenirs sans lui...

Et pourtant...Pourtant maintenant c'était lui qui frôlait ses escaliers, lui qui montait, lui. Il soupira longuement. Il avait pris une décision. Peut-être qu'il allait la regretter mais pour le moment, il s'y tiendrait. Il voulait profiter au maximum de cette expérience. Parce qu'il savait que si les Tief refusaient de le garder au bout des trois mois, plus personne ne pourrait le faire. Et il voulait avoir connu une famille, au moins une fois dans sa vie. Même si ce n'était que pour trois mois. Il regarda les marches blanches avec un regard de défi. Il ne faisait pas parti du passé de ces marches, mais il comptait bien faire parti de leur présent, et de leur avenir...Il sourit de satisfaction à cette idée, releva la tête, et continua rapidement son ascension.

Il arriva rapidement dans la chambre. Il se prit à la détailler. Elle était toute simple, des murs peints en bleu, un grand lit double, du parquet marron ,un bureau d'étudiant en bois, et une grande armoire. C'était une chambre basique, une chambre impersonnelle. Une chambre qui conviendrait à tout le monde. Mais il ne pouvait pas dire, sa chambre. Elle n'avait rien de lui. Il sourit tristement et commença à ouvrir sa valise. Il sortit ses quelques vêtement et les rangea dans l'armoire. Il n'en avait déjà pas beaucoup mais dans l'immense rangement, ils semblaient encore moins nombreux. À bien regarder, ses valises étaient plutôt petites. L'une était pleine de linge, l'autre de tout ce qui n'en était pas.

Quelqu'un toqua à la porte. L'instant d'après, Anna entra, toujours avec ses yeux apaisants, qui inspiraient le calme.

-Je vois que tu n'as pas perdu de temps, sourit-elle.

Il répondit à son sourire.

-Viens je vais t'aider à ranger tes affaires de toilettes.

Il sourit, prit ses quelques affaires et la suivit. Ils entrèrent dans l'une des deux salle de bains.

-C'était celle d'Alex...maintenant c'est la vôtre à tous les deux.

Ça le touchait beaucoup mais...

-Oh ne t'en fait pas c'est Alex qui a insisté pour la partager avec toi. On t'a rajouté un placard, dit-elle en indiquant une tour à coté d'un grand miroir.

Il sourit de plus belle.

-Merci beaucoup, furent les seuls mots qu'il parvint à dire.
-C'est normal...J'imagine à quel point ça doit être dur d'arriver dans une famille comme ça...Si tu as besoin d'en parler, ou si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite surtout pas d'accord ?
-D'accord...Anna ? Ajouta-t-il alors qu'elle commençait à sortir
-Oui ?
-Vous êtes vraiment une famille merveilleuse.

Elle lui sourit, s'approcha et le prit dans ses bras. Encore cette étreinte qu'il n'avait jamais reçu, cette étreinte maternelle pleine de chaleur...Elle lui glissa à l'oreille :

-Nous sommes une famille magnifique dans ces cas là Bill...Parce que tu en fais partie maintenant...Enfin si tu le souhaites.
-Anna ça a toujours été mon plus grand rêve...Et encore plus depuis que je vous ai rencontré.
-Alors bienvenue dans notre famille.

N'en pouvant plus, il versa une larme. Juste une. Elle le débarrassa des derniers doutes qu'il ressentait encore l'instant d'avant. Ses dernières barrières s'effondrèrent complètement. Il le regretterait sûrement plus tard, mais tant pis. Pour le moment il était heureux. Ils se détachèrent au bout d'un long moment. Anna le gratifia de l'un de ses plus beau sourire et sortit après avoir sêché ses larmes à elle...

Bill prit une profonde inspiration, une bouffée de joie, on aurait pu dire. Il rangea ses affaires à leur place, qui leur étaient destinée...Dans leur place. Il avait une place ici...Et même si ce n'était que pour trois mois, il était bien décidé à la prendre. Il retourna dans sa chambre. Il ne lui restait plus que sa machine à couture ainsi que son vieux sac de cours, contenant, ses stylos, crayons, et autres. Il ne savait pas où mettre sa machine. Il y tenait beaucoup. Il ne pouvait pas acheter de vêtements et les porter sans les avoir retouchés avant.

C'est à ce moment là que Marc entra à son tour.

-Alors, ça avance ?
-Oh oui, j'avais pas grand-chose...
-Un problème ?
-Heu...et bien je...je ne sais pas où mettre ma machine à couture...
-Tu as une machine à couture ? S'étonna-t-il
-Heu ou-oui...c'est...c'est moi qui retouche mes vêtements et...
-Ah je me disais bien aussi que je n'avais jamais vu personne habillé comme toi, sourit Marc. Il ajouta, Je crois qu'on a une table qui sert à rien à la cave, je te la monte si tu la veux...
-C'est vrai ? Mais...mais je ne veux pas déranger et...

Marc soupira et sourit.

-Bill, tu ne déranges pas du tout. Ne t'inquiètespas va...tu sais, si ça me dérangeait vraiment je ne te l'aurait pas proposé...Et de toutes façons il faudra bien à un moment donné, que tu oses un peu nous déranger...rit-il...Et si on en a marre, on te le dira !

Bill sourit encore plus. Il se proposa pour aider Marc à remonter la fameuse table, ce qu'il accepta avec joie. Ils eurent du mal à passer les escaliers, à tourner vers les angles mais ils y arrivèrent enfin, après avoir beaucoup rit...

-Tu es plus fort que tu n'en as l'air, se moqua gentiment Marc.
-Moui je sais...Approuva l'androgyne dans un ton faussement modeste qui fit rire le plus vieux.

Marc passa un bras autour des épaules de Bill et frictionna amicalement ses cheveux.

-Hey, mes cheveux ! Ah nan t'as pas le droit de faire ça !!!bouda la décoiffé.
-Si j'ai parfaitement le droit...assura le décoiffeur.
-Moui c'est ça, on verra plus tard...

Alex entra et demanda d'une voix clairvoyante.

-On peut savoir d'où viennent tous ces cris?
-C'est lui il m'a tout décoiffé, dénonça Bill.

Alexandrine se tourna vers lui, et explosa de rire en voyant sa mine déconfite et ses cheveux qui partaient dans tous les sens...Bill lui lança un regard noir, mais accompagné d'un sourire et se dirigea directement à la salle de bains. Il fut surpris par son propre reflet...ses cheveux partaient dans toutes les directions, mais il aimait bien finalement. Il sorti sa lac ainsi qu'un peigne de son placard et commença à arranger un peu sa coupe tout en laissant un effet décoiffé. Il sourit victorieusement et descendit fièrement les marches pour rejoindre le reste de la famille...le reste de sa famille ? Non, pas encore...

Quand Alexandrine et Marc le virent, ils le regardèrent avec des yeux incrédules. Anna se tourna vers lui et afficha un grand sourire...

-Tient tu as changé de coiffure ?
-Ouais c'est Marc qui m'a donné l'idée, rit-il.

Il échangea un regard complice avec les deux autres et s'assit près d'eux, un sourire aux lèvres...Le reste de l'après-midi se passa ainsi, ils parlèrent, rirent, se chamaillèrent...Se découvrirent en quelque sorte. Arriva l'heure du dîner trop vite aux yeux de Bill, il n'avait pas vu l'heure passer.

-Au fait, je peux savoir maintenant c'est quoi cette histoire de clan Tief ? Questionna-t-il d'une voix anodine.

Les trois autres échangèrent un sourire.

-Tu sauras ça demain, vos cousins t'expliqueront ça mieux que moi, dit la mère.
-Nos cousins, demanda Bill assez méfiant.
-Oui, on ne t'en a pas encore parler pour ne pas trop t'effrayer mais on a organisé un grand repas de famille...enfin de la famille de Marc, moi je suis fille unique il n'y aurait pas eu beaucoup de monde...

Le c½ur du jeune homme recommença à se dérégler et à partir dans une danse folle contre sa poitrine...comment ça il n'y aurait pas eu beaucoup de monde ? Ça voulait dire que là il y en aurait beaucoup ?

-Tu verras il sont adorables...le rassura Anna.
-Mais...beaucoup dans le sens...beaucoup ?
-J'ai deux s½urs ainsi qu'un frère, donc cinq neveux et deux nièces. (NdA : je sais pas si vous avez une famille nombreuse vous mais moi mon père à huit frères et soeurs, ce qui me fait 20 cousins cousines rien que de son coté, plus quatre petits couins cousines je crois...et c'est trop la classe lors des repas de famille...(oui je sais racontage de life mais il faut bien que vous compreniez pourquoi j'attache de l'importance à ça non ? En plus se sera important pour la suite...)) expliqua Marc.
-Eh bien moi qui n'avait pas de famille, voilà que j'en ai une nombreuse maintenant, laissa échapper le brun après quelques instants, un immense sourire aux lèvres...

Et son sourire fut vite partagé...pourquoi ? Lui n'avait pas compris. Mais malgré lui, malgré ce qu'il croyait, malgré ses défenses, malgré le fait qu'il sache qu'il risquait de souffrir trois mois plus tard, il se considérait comme faisant partie de la famille...Il l'avait laissé échappé, sans faire exprès, mais il avait ainsi ravi le c½ur de trois personnes et sans même le savoir.

Mais il ne s'en était pas rendu compte. Il était plus préoccupé par autre chose...il allait rencontrer une foule de personnes qui étaient là uniquement pour le voir lui, pour lui parler, pour le juger...Et il ne supportait pas cela. Il avait l'habitude pourtant, il faisait ça tous les soirs depuis 17 ans, mais être considéré comme l'attraction de la journée ne l'enchantait guère...Et en plus il avait très peur...Et s'ils ne l'aimaient pas ? Non, il ne fallait pas qu'il recommencer à s'angoisser, il avait eu assez d'émotions aujourd'hui...Il essaya de ne plus y penser, grossière erreur. Encore une fois cette pensée s'accrocha à son cerveau. Il l'imaginait bien, une espèce de bête beige qui portait l'inscription « repas de famille » avec des petites mains, qui se retenaient à son crâne de toutes ses forces alors que lui la tirait dans l'autre sens...il ne put s'empêcher d'exploser de rire...

Tout le monde le regarda surpris, mais il ne s'arrêta pas pour autant. Rire...ça lui faisait du bien...Et finalement il fut vite rejoint par les trois autres dans son rire contagieux. Le repas se termina donc dans une bonne humeur partagée. Puis tout le monde se dit bonne nuit, Bill monta se coucher.

Il ne s'endormit pas, repensant à tous les détails de cette journée si spéciale pour lui. Il n'arrivait pas à croire que le matin il était encore à l'orphelinat, à angoisser. Il sourit en repensant à son agitation incontrôlable du matin...Du matin...non, pour lui c'était presque dans une vie antérieure à présent. Il ne savait toujours pas ce que lui réservait le destin...Mais l'espoir qui avait toujours fait battre son c½ur était toujours présent, et regonflé à bloc. Repas de famille le lendemain...Au moins il contrôlabilité tout le monde...et puis cette idée de clan Tief l'intriguait...C'est un sourire aux lèvres qu'il finit par sombrer dans les bras de Morphée...______________________

Je sais, j'ai mis du temps...Et en plus il ne se passe pas grand-chose au niveau de Tom, voir pas du tout mais c'est normal...Bah quoi imaginez vous, vous arriver dans une famille comme ça alors que vous en avez jamais eu...j'étais bien obligée d'en parler ! Après mure réflexion, Tom arrivera dans le prochain chapitre qui sera aussi long que celui-là je pense...il fera qu'une bref apparition, juste histoire de dire de présenter son personnage quoi...Et vous en saurez plus sur cette histoire de clan aussi...Dsl si l'action est longue à se mettre en place, mais c'est pour que la suite sois cohérente...

Merci pour vos comm's !!!Pour répndre à l'un deux, Lhistoire n'est pas dupoint de vue de Bill parce que parfois, on en saura plus que lui sur certaines choses...Mais vous vous rendrez vite compte que même si j'écris à la 3ème presonne , on est surtout entré sur lui...

Gros bisous a vous toutes ! Je vus poste le chapitre 2...Bah quand j'aurai fini de l'écrire...lol
Kiss ;)

EDIT : (celles qui me connaissent déjà savent que je suis fans des EDIT mdr...) MERCI pour tous vos cmm's!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Je vous mets le lien de mon autre fic, à qui il ne manque que le dernier chapitre...J'en suis incroyablement fière alors vous avez cas passer et me dire j'ai raison...
come-back483.skyblog.com

EDIT 2 : Je tenais à m'excuser auprès de x-angst-yaoi-x...Elle cnnait sûrement pas mon blog moi je viens juste de lire son premier chapitre et il commence exactement comme le mien...achez que ce 'était absolument pas fait exprs et qe toutes ressemblancessont vraiment involontaires...voila just pour ça...


Edit Lou : Chapitre 2 corrigé.

# Posté le mercredi 25 juillet 2007 19:57

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 10:16

Rencontres en veux-tu, en voilà

Bill se réveilla plus tôt qu'il n'en avait l'habitude. Il reconnu instantannément la chambre dans laquelle il s'était endormi. Cette vision l'apaisa aussitôt et il referma les yeux...Mais ils se rouvrirent brusquement quand il se souvint aussi du repas qui allait avoir lieux. Il se leva d'un bon de son lit, comme piqué à vif par un fer chauffé à blanc. Il regarda l'heure, 08h30, il avait encore le temps, oui il avait encore beaucoup de temps...Il essaya de faire passer sa frayeur. Son c½ur battait à tout rompre dans sa poitrine...Il descendit rapidement ayant entendu du bruit en bas. Arrivé dans la cuisine, il remarqua que toute la famille était déjà levée...

-Et bien Bill, je croyais que tu te levais tard...en tout cas si tu voyais ta tête...t'es pas du matin toi...lui lança Alexandrine...
-Oh oui moi aussi j'ai bien dormi, et je te souhaite une excellente journée à toi aussi, souffla-t-il en retombant mollement sur une chaise...
-De toutes façons j'allais te réveiller, je voulais t'emmener faire un peu de shopping avant midi...dit Anna

Bill se sentit d'un coup beaucoup plus réveillé...L'emmener faire du shopping ! Lui? Il la regarda avec des yeux ronds...Personne ne l'avait jamais emmené faire du shopping. Il avait toujours du faire des économies inconcevables pour s'acheter ne serait-ce qu'un T-shirt...il n'avait jamais fait de shopping à bien regarder...Puis, petit à petit, un immense sourire prit possession de ses lèvres et son regard se plongea dans le vide...Faire du shopping, trop la classe.

-C'est vraiment trop gentil Anna !Mais...j'aurais droit à une marge de combien ? Demanda-t-il toujours un peu sur son nuage de vêtements, d'accessoires et autres...

Anna lança un regard aux deux autres. Ils l'encouragèrent d'un signe de tête. Elle s'assit en face du brun qui redescendit immédiatement sur terre...il sentait que l'heure était importante.

-Tu sais, on a pas décidé comme ça du jour au lendemain d'avoir un deuxième enfant, commença-t-elle, on y a beaucoup réfléchit auparavant...Ce dont on avait le plus peur c'était de ne pas pouvoir assurer financièrement une telle...disons charge mais ce n'est pas péjoratif hein ? Et ce qui nous a vraiment décidé c'est...c'est un triste évènement en fait. Ma tante est morte l'année dernière. Je t'ai déjà dit que je suis fille unique. Elle n'avait pas d'enfants et s'était brouillée avec ma mère. J'étais donc la seule personne sur son testament...Et il faut dire qu'elle était vraiment très riche...alors tu sais...Tu n'as pas vraiment de marge aujourd'hui...finit-elle dans un sourire malicieux.

Le brun se sentit presque défaillir. Lui qui passait des centaines de fois devant les vitrines des magasins en admirant les produits exposés sans jamais oser entrer...pas de marge...Un sourire restait irrémédiablement collé à ses lèvres. Il n'en revenait tout simplement pas. Il allait faire du shopping lui, et pourrait prendre tout ce qu'il voulait...toutes ces choses dont il avait toujours rêvé. Il essaya de se ressaisir...non pas tout. Il fallait qu'il arrive à se contrôler. Il ne voulait pas être source de dépense massive...mais quand même ! Il lança à la famille un regard lumineux de reconnaissance et d'envie... Il sentait déjà son estomac se tordre d'excitation...

Il finit son déjeûnrt à une vitesse surprenante, engloutissant plus que mangeant tout ce qui était à portée de main. Son esprit marchait très simplement, plus il irait vite, plus vite il serait prêt, plus vite il serait prêt, plus vite il partirait, plus vite il partirait, plus de temps il aurait, plus de temps il aurait, plus de possibilités d'achats s'offriraient à lui...Un schéma presque mathématiques qui arrivait à la conclusion suivante, il fallait absolument qu'il se dépêche...Il était parcouru d'un immense coup de speed. Il se leva en vitesse, débarrassa la table, monta se préparer et redescendit à peine dix minutes plus tard, trépignant d'impatience.

-Anna ?! Je suis prêt!!! Cria-t-il.

Celle-ci apparut près de l'entrée et ne put s'empêcher de sourire, attendrie par les étoiles qui brillaient dans les yeux de son nouveau fils. Elle le voyait s'agiter dans tous les sens, se tordre les doigts, se pincer les lèvres, tourner en rond. Elle le taquina un peu, il n'y prêta même pas attention et ils sortirent enfin. Elle l'emmena dans un immense centre commercial. Le plus grand de toute la région. Elle voyait les sursauts que Bill faisait à chaque nouvelle vitrine, ses yeux pleins d'envie, son sourire ravi...Et ça lui suffisait. Parce que c'était une bonne humeur contagieuse. Parce que faire plaisir à cet être que son c½ur avait déjà adopté c'était autant de plaisir pour elle. Parce que le voir mourir un peu plus d'excitation à chaque pas la faisait rire et gonflait son c½ur à elle de gaieté. Parce qu'elle l'amait déjà, tout simplement...

Bill quand à lui ne tenait plus en place. Il voyait les vitrines défiler, mais n'entrait pas. Il retardait cet instant, se faisant ainsi quelque peu souffrir. Mais il savait que plus il attendrait plus son c½ur bondirait quand enfin il franchirait le pas...il se contentait donc pour le moment de s'extasier sur tout ce qu'il voyait. Et pourtant ce n'était même pas ça qui le rendait si heureux. C'était le fait de savoir qu'il y avait quelqu'un avec lui. Comme s'il avait une mère. Il se demanda si un jour il oserait lui demander la permission de l'appeler maman...

Mais un magasin le coupa de sa pensée. Il resta scotché devant tous les produits exposés. Normalement cet état de béatitude profonde ne se trouvait chez les garçons que lorsqu ils voyaient une créature divine à leurs yeux...Mais Bill, c'était bien connu, ne supportait pas de se conformer à la normalité. Il resta planté devant la vitrine jusqu'à ce qu'une voix douce lui dise à l'oreille.

-Bah alors, tu attends quoi pour entrer ?

Il ne se le fit pas dire deux fois et courut presque à l'intérieur. Anna le suivit. Il l'attendit gentiment avant de dévaliser plusieurs rayons et de s'enfermer dans un cabine d'essayage. Il en ressortit au moins une dizaine de fois, toujours habillé différemment. Il se rendit compte d'une chose. Ce qu'il aimait le plus, ce n'était même pas de voir son reflet dans le miroir, c'était la façon dont Anna le regardait...Avec des yeux presque émerveillés. Ça lui remplissait le c½ur de joie...et de confiance en lui surtout. Il avait l'impression de se redécouvrir dans ses yeux. Il avait l'impression d'avoir une importance capitale. Il sentit pour la première fois monter en lui un sentiment inconnu jusque alors : de la fierté. Il se trouvait beau à cet instant parce qu'il voyait dans les yeux de Anna qu'elle le trouvait beau. Il se sentait aimé. Il ressortait donc des multiples essayages avec un sourire de plus en plus grand.

Anna comprit assez rapidement les goûts de son protéger et commença à lui apporter différents t-shirt, chemises, pantalons...Elle adorait ça. Le sourire ravi et émerveillé qu'il avait, sa beauté inconcevable à chaque tenue passée, sa démarche qui faisait rougir la caissière. Elle aussi était fière. Fière d'avoir un fils comme lui. Elle voyait autour tous les regards admiratifs des clients qui avaient même arrêté leur activité pour le regarder défiler.

Bill ressortit enfin, une montagne de vêtements dans les mains. Il avait pris soin de tous les remettre sur leur cintre. Il regarda Anna avec un sourire magnifique.

-Alors tu me préfères dans quoi ? Demanda-t-il

Cette remarque émue beaucoup la conseillère attitrée. Il lui demandait son avis. Il choisirait en fonction de ce qu'elle préférait. Elle lui sourit tendrement avant de répondre.

-Mais tu es magnifique dans tout ce que tu essaies.
-...Merci...ils se lancèrent des regards plein d'amour pendant de longues minutes avant qu'il ne reprenne, mais je prends quoi alors ?
-Prends tout, assura-t-elle.

L'androgyne la regarda, les yeux écarquillés...

-Tout ?...tout dans le sens heu...tout ? Tout tout ? Tout ce que j'ai essayé ? S'émerveilla-t-il.
-Mais oui !

Ses yeux se remplirent de nouveau d'étoiles, ils s'agrandirent d'émerveillement. Il rêvait, oui c'était sûrement ça, il rêvait. Il aurait bien voulu se jeter dans les bras de sa bienfaitrice mais les siens étaient trop chargés de vêtements. Ils allèrent en caisse. Il culpabilisa quand la caissière leur annonça le montant assez élevé de la facture. Anna le remarqua et une fois sortis elle lui chuchota à l'oreille

-Ce qu'on a dépensé là ne doit représenter qu'1% de tout l'héritage dont je t'ai parlé...Et il ne représente absolument rien par rapport à ton sourire quand tu as tout essayé...

Il posa tous ces sacs à terre et lui sauta dans les bras...Elle lui rendit joyeusement son étreinte....

Le reste de la matinée se passa ainsi, Bill s'émerveillait, Anna l'admirait, Bill lui rendait son admiration, Ils se serraient l'un contre l'autre, ils se donnaient mutuellement un bonheur inconcevable.

-Bill je suis désolé mais il faut qu'on rentre, il est déjà 11h00, ils ne doivent pas arriver avant 1h de l'après-midi mais quand même...et puis on a plus assez de mains pour tout tenir, rit-elle.

Bill rit avec elle. Mais elle venait également de lui rappeler qu'il devait rencontrer tout le monde le jour même. Le stress revint à une vitesse phénoménale. Elle le remarqua aussitôt.

-Viens, on va boire un coup là-bas, dit-elle en indiquant un petit bar.

Il hocha la tête. Ils s'assirent, commandèrent deux Ice Tea. Anna prit doucement la main de Bill dans la sienne.

-Tu veux m'en parler ?

Sa voix était si douce...L'androgyne se pinça les lèvres et plongea dans son regard. Il était tendre, rassurant. Il hésitait, trop, il se posait trop de questions. Justement c'était le moment de se soulager un peu non ? Oui, sûrement...

-Je...En fait ça me fait un peu peur...Enfin non je suis carrément terrorisé...se lança-t-il.
-A cause du repas de famille ?
-Oui...Je sais pas, tout le monde se connaîtra sauf moi et...Et si jamais ils m'aiment pas ? Et puis si...s'ils me jugent trop rapidement ? Et imagines qu'ils...Qu'ils ne comprennent pas votre choix ? Et...dit-il d'une voix complètement paniquée...
-Wo, wo wo ...Respire...Calme toi...

Plus facile à dire qu'a faire. C'est vrai ! Il n'avait jamais été aussi proche de l'évènement. La veille il se disait qu'il avait encore toute la nuit, qu'il avait le temps. Mais là, il ne lui restait que quelques heures. Il stressait beaucoup trop...Sûrement parce qu'il comprenait l'enjeu de cette rencontre...et encore cette foutu date qu lui revenait...trois mois...Oui cette journée serait d'une importance capitale....

-S'ils ne t'aiment pas ? Pour être franche je ne pense pas qu'il puisse y avoir quelqu'un sur cette terre qui ne t'apprécierait pas...Mais si c'est vraiment le cas, je ne vois pas le problème, parce que nous on t'aime...

Le c½ur de l'androgyne se desserra à cette annonce...Ces yeux se remirent à scintiller. Il replongea dans les yeux d'Anna, buvait ses paroles, s'en imprégnait...il s'accrochait à elles comme à une bouée de sauvetage. Il n'avait jamais pu être rassuré de sa vie, il avait toujours du tout affronter seul...

- Ensuite je peux t'assurer qu'ils ne te jugeront pas au premier regard. Ne le prends surtout pas mal [NdA : Je sais pas si c'est pareil pour vous mais moi quand on commence un phrase comme ça vous êtes assurées que je le prenne mal...vous savez c'est comme un réflexe, tous les muscles qui se contractent comme pour encaisser le choc...Mais on va dire que not' Billou il est pas comme moi...]mais on leur a dit que tu avais un style disons...particulier. Et ce n'est pas le genre de famille qui aime se conformer à le normalité de toutes façons...Ce sera surtout un atout tu verras...Bon au début ils risquent de te prendre pour leur nouvelle nièce ou cousine mais ils vont s'y habituer rapidement...rit-elle.

Bill se décrispa.

-Et pour finir, ils n'ont pas à comprendre notre choix ou pas. Ce qui compte c'est que nous l'avons fait. Et je peux t'assurer que je ne le regrette absolument pas.

Après quelques instants Bill osa demander...

-Je peux savoir...pourquoi moi ?

Elle sourit, le détailla un moment avant d'expliquer :

-Parce tu es quelqu'un de très sensible et en même temps très fort moralement. Tu es franc, une qualité que j'apprécie énormément. Tu ne te caches pas. Tu t'assumes comme tu es. Tu n'as pas besoin du regard des autres pour vivre. Tu es doté d'une gentillesse énorme. L'une des premières choses qui m'a frappée chez toi est ta politesse. Mais en fait tout simplement pour toi. Pour ta personnalité dans ton ensemble...Et en plus avoir un fils top-modèle ne me dérange pas du tout...sourit-elle.

Des larmes apparurent aux bords des yeux du jeune homme. Pas forcément pour la description presque idéologique qu'elle venait de faire sur lui...non c'était surtout la dernière phrase qui l'avait touché au plus profond de lui-même. Elle le considérait donc comme son fils ? Il sourit de plus belle. Il la dévisagea longuement avant de se lever et de la prendre contre son c½ur...Elle lui sourit à son tour...Il était vraiment fier d'être son fils...

Au bout de quelques instants, ils se décidèrent à repartir, une quinzaine de sacs sous les bras, des souvenirs merveilleux en tête et surtout uns complicité incroyablement accrue. Mais Bill s'arrêta brusquement devant un dernier magasin...de nouveau avec ce regard luisant...vous savez ? Le regard de quelqu'un qui a trouvé exactement ce qu'il recherchait...

-Hum Bill, je sais que tu as un look androgyne mais de là à acheter ça...c'est vraiment très féminin quand même tu sais...se moqua-t-elle.

Il ne l'écoutait presque plus. C'était un bustier cintré rouge, à coutures noires...Un peu décolleté mais pas provoquant. Sans manches. Magnifique. Il se tourna vers Anna un regard plein de supplications silencieuses...

-Bon d'accord mais dépêche toi, on va finir en retard...

Il sourit de toutes ses dents, entra, acheta le bustier à la taille qu'il pensait et ressortit à peine cinq minutes plus tard, toujours rayonnant. Anna en fut attendrie et ne posa pas plus de questions.

Ils arrivèrent enfin chez eux, à 11h45. Marc fut ahuri en voyant tous les sacs pleins à craqués que sa femme et Bill ramenaient. Mais il eut la même réaction qu'Anna quelques minutes plus tôt en voyant l'air émerveillé de la fashion victim qui arrivait presque en courant vers lui...Il fut assailli par un flot de paroles incessants...en quelques secondes Bill lui avait raconté toute une matinée de shopping. Il n'avait pas tout très bien compris, mais se contentait de savoir qu'il était ravi. Alex le regarda presque jalousement, mais lui lança un sourire éclatant quand il passa devant sa chambre pour ranger ses affaires.

Effectivement l'armoire lui parut beaucoup moins immense. Chaque vêtement qu'il rangeait lui rappelait un souvenir de sa matinée...l'une des plus belle de sa vie. La dernière chose qu'il sorti fut le bustier rouge. Il espérait de tout son être ne pas s'être trompé de taille.

-Aaaaaaaaaaaaaaaaaalexxxxxxxxxxx ! Appela-t-il.
-Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, répondit-elle en arrivant dans la chambre.
-Ferme les yeux et tourne-toi.

Elle s'exécuta. Il posa l'habit contre son dos et constata avec satisfaction qu'il ne s'était pas trompé de taille. Il le cacha rapidement, dit à une Alexandrine qui n'avait pas tout très bien compris que c'était parfait et s'en alla dans la salle de bain, commencer à se préparer. Il se lava très rapidement, n'ayant pas pris de douche de puis la veille au matin. Il s'appliqua pour s'habiller, il prit soin de mettre l'ensemble que Anna avait préféré le matin, se maquilla légèrement, juste le contour des yeux et décida d'innover une nouvelle fois pour la coiffure...Il mélangea cheveux lisses et effet décoiffé juste sur le dessus...Ouais ça rendait bien. Il se regarda une dernière fois dans la glace, jugea que c'était bon et sortit.

Il entra dans la chambre d'Alex se posa nonchalamment contre la porte et lui demanda d'une voix aguicheuse

-Alors, Alex, comment tu me trouves...

La jeune fille tourna la tête vers lui. Sa mâchoire sembla tomber de plusieurs mètres d'un coup, ses yeux s'agrandirent...

-Hey vas y matte je te dirais rien, la taquina-t-il.
-Putain je te jure que si t'étais pas mon frère je t'aurais déjà sauté dessus, lacha-t-elle.

Bill perdit toute envie de se moquer d'elle. Ses yeux s'embuèrent légèrement mais un sourire pris place sur ses lèvres...Si t'étais pas mon frère...il adorait comme elle avait dit ça...c'était son frère ? Il avait une s½ur...il avait une s½ur...cette information tourna un long moment dans son esprit jusqu'à ce qu'il en prenne entièrement conscience...Il prit une nouvelle bouffé de bien être avant de se souvenir de quelque chose.

-Allez viens, c'est moi qui m'occupe de ta préparation aujourd'hui...

Son visage s'illumina...Il l'emmena dans la salle de bain, la maquilla, la coiffa. Il lui donna le bustier, qu'elle regarda tout d'abord avec suspicion avant d'accepter de l'enfiler.

-Tu sais quoi Alex ? Tu es magnifique, sourit-il.
-Mouais, je peux me voir maintenant ? Le supplia-t-elle, à bout.

Il approuva. Elle se retourna face à la glace et ne put retenir un hoquet de surprise. C'était vraiment elle? Oui sûrement. Mais en plus belle que d'habitude en tout cas, tout en lui correspondant plus...Elle se tourna vers Bill et lui sauta dans les bras...

-Grand frère t'es trop doué, merci !
-Oh mais j'avais un excellent modèle...p'tite s½ur...finit-il par dire, très bas.

Il avait peur qu'on lui enlève tout. Alors il ne parlait pas trop fort, on ne sait jamais. La personne qui s'acharnait sur lui depuis 17 ans risquait de l'entendre...Mais ses paroles furent suffisamment fortes pour être entendues par la jeune fille qui en fut ravie...Elle le serra encore plus fort avant de s'écarter....C'était pas le moment de l'étouffer quand même...Ils se sourient et se décidèrent à descendre.

Les adultes Tief tournèrent la tête au même moment et les dévisagèrent avec un émerveillement visible.

-Mon dieux mais vous êtes magnifiques tous les deux ! Se réjouit la mère.
-Alex tu l'as trouvé où ce haut ? Il te va à ravir ! S'étonna le père.

Bill sourit encore plus et lança un clin d'½il à Anna. Ils échangèrent un coup d'½il complice.

-Je me disais bien aussi que ça faisait vraiment trop féminin pour toi...rit-elle.
-Comment ça ? s'enquit Marc.
-Ce haut, on l'a acheté ce matin avec Bill...Tu aurais pu me dire que c'était pour Alex !
-Nan, je voulais lui donner avant...
-C'est vrai ? Tu l'as pris exprès pour moi ? S'émerveilla Alex.
-Bah oui...dit simplement Bill.

Elle le serra un peu plus fort contre elle et ils descendirent entièrement le reste des marches. Marc détaillait le bel androgyne de haut en bas...A tel point que l'observé se sentit gêné...

-Heu Marc...ça...ça va pas ? s'inquiéta-t-il.
-Si...c'est parfait...je pourrais te parler juste une minute ?

Le sourire du brun faiblit. Le ton était tout à fait neutre. Mais il savait que ce bonheur ne durerait pas si longtemps que ça. Il y aurait bien un point noir. C'était forcé, tout ne peut pas être parfait. Il suivit donc l'homme dans la cuisine, avec une méfiance presque palpable. Marc le dévisagea encore un instant avant de lui dire...

-Je...je voulais être tout à fait franc avec toi, c'est pour ça que je voulais te parler...commença-t-il.

Bill se sentit de plus en plus terrifié...Son c½ur battait très vite, trop vite sûrement. Il en avait presque des sueurs froides...

-A la base, c'était une idée d'Anna cette adoption...expliqua-t-il d'une voix grave. Je n'ai accepté que pour lui faire plaisir, tous les orphelinats fonctionnent de la même manière, trois mois d'essai...

Bill se sentit faiblir, il n'avait pas repensé à cette date depuis presque une demi-heure et voila qu'il la remettait sur le tapis...Cette discussion ne présageait rien de bon...oh non, absolument rien...

-J'étais persuadé qu'après ces trois mois, Anna se serait rendue compte de son erreur...mais tu es arrivé...

Le ton plutôt content et le sourire qui naissait sur les lèvres de Marc commençaient à rassurer le brun...Son espoir était bien sur de retour, ne voulant plus le lâcher...Mais il ne voyait pas ou il voulait en venir...

-C'est vrai, on a vraiment flashé sur toi...Et quand je dit on, c'est Anna et moi...Et Alex. Voilà la dernière chose qui me faisait peur. Je ne voulais pas qu'Alex se sente mise à l'écart. Mais...mais je me rends compte que ce n'est absolument pas ton but. Vous vous êtes déjà attaché l'un à l'autre, elle t'adore énormément...Et Anna aussi. Il ne reste donc plus que moi...

Voilà c'était la le point culminant de la discussion...L'acceptait-il où ne l'acceptait-il pas...Il soupira longuement puis lança un faible sourire à Bill.

-Je ne peux pas m'attacher aussi rapidement qu'elles...Mais j'ai décidé de te donner une chance, et je tenais à m'excuser de ne pas l'avoir fait plutôt...Alors...Soit le bienvenu dans notre famille Bill, tu es ici chez toi, autant que moi...

Le corps de Bill se détendit instantanément...il souffla un bon coup...Marc vit à quel point il l'avait effrayé et rit un peu...Le brun, ne s'étant pas entièrement remis ne réfléchit plus et se précipita dans les bras de Marc en lui soufflant un merci à l'oreille. L'homme en fut surpris, mais répondit à cette étreinte...Oui il avait bien fait de changer d'avis sur Bill finalement. Il aimait beaucoup cette spontanéité impressionnante que le brun possédait.

Le bruit d'une sonnette les coupa dans ce moment de tendresse. Bill se sentit blêmir, il avait l'impression d'avoir mal au c½ur...ça l'en rendait malade...

-Heu excuse-moi, je..je reviens.

Il courut jusqu'aux toilettex et s'enferma à l'intérieur. C'était pas possible de sentir un stress pareil. Il entendit des effusions de paroles, de joie, de retrouvailles provenant du bas. Son c½ur battait vite, très vite. Il se regarda dans une glace, se défia lui-même du regard...

-Allez c'est parti...s'encouragea-t-il.

Il ouvrit la porte et retourna dans le vestibule, ou une foule impressionnante de personnes était déjà concentrée...Il n'osait pas avancer plus lorsqu'une main se posa sur son épaule...il se retourna et se trouva face à un garçon, peut être plus vieux que lui d'un an...Blond, les yeux bleus, un visage souriant...le type même du beau gosse en gros... Il sembla l'examiner un petit instant, fronçant les sourcils, pinçant ses lèvres...il lui tourna même autour...Puis il revint face à un Bill presque terrorisé et anxieux avec un sourire ravissant accroché aux lèvres.

-Mouais pas mal ton style...'scuse pour l'examen mais il fallait bien que je vois notre nouvelle recrue...Moi c'est Matthieu, mais appelle moi Matt si tu veux, lui dit-il en un sourire en lui tendant une main...

Bill parvint à se ressaisir à temps, serra la main qui lui était tendue et sourit à son tour, de soulagement sûrement...Il connaissait déjà une personne...et d'ailleurs il avait vraiment l'air sympa...

-Bah moi c'est Bill, mais tu dois déjà le savoir je suppose...
-Ouais et heureusement, sinon je pense que j'aurais pris un gros vent en essayant de te draguer, sourit-il.
-Je ressemble donc tant à une fille que ça, demanda l'androgyne, perplexe, mais un sourire malicieux aux lèvres...
-Hum...oui quand même un peu, surtout de visage. Ça doit être parce que tu te maquilles je pense, mais après, tu serais une fille sans poitrine...Mais avec un beau cul, je l'admets...

Bill rit, et le pris pour un compliment. Matt le remarqua...

-Et en plus tu as de l'humour, c'est parfait.
-C'est bon j'ai fini le test là ?
-Mmmmmh oui, je pense...
-Et alors ?
-Admis, mention très bien ! Dit solennellement le blond.

Bill rit de nouveau. Ils se sourirent un peu.

-Viens on va voir les autres, je te présente si tu veux...
-Ouais pourquoi pas, je connais vraiment personne...
-Bah tu connais moi, c'est le principal, après les autres...

Il fut coupé par quelqu'un qui toussota doucement dans son dos...

-Oui Matt je t'écoute ! Les autres quoi ? Demanda une voix dernière eux.

Ils se retournèrent sur un autre garçon, sûrement du même âge que Matt. Bill n'en revenait pas. Ils étaient donc tous beaux dans cette famille ou quoi ? Il avait déjà eu droit au bond aux yeux bleus, maintenant le brun aux yeux verts...Les deux avaient à peu près le même style, qui semblait cool aux yeux de personnes inexpérimentées mais qui étaient finalement très travaillés aux yeux de personne expertes, comme Bill. Il aimait bien. Et il semblait sympa aussi.

-Les autres sont tous aussi fantastiques que moi...normal, on est des Tief ! Finit le blond en serrant chaleureusement la main de son cousin.
-Absolument d'accord.

Bill se sentait un peu mis à l'écart mais ce fut vite rattrapé. L'autre brun tourna son attention sur lui. Il le détailla avec exactement le même regard que Matt quelques instants plus tôt...Bill eut pour la seconde fois en à peine cinq minutes, l'impression d'être regardé sous toutes les coutures...

-Heureusement qu'on m'avait dit que tu t'appelles Bill, sinon j'aurai sûrement tenté de te dragué, finit-il par dire...
-C'est bizarre j'ai l'impression d'avoir déjà entendu ça quelque part, dit Bill en se tournant vers Matt, un sourire aux lèvres.
-En tout cas, poursuivit l'examinateur sans relever l'interruption, j'adore ton style...ça c'est original, et en plus super recherché...En plus t'es super bien foutu, t'as presque une gueule d'ange...Ouais, ça le fait...conclut-il.

Bill haussa les sourcils, surpris. Le brun le remarqua, et lui sourit avant de lui tendre une main.

-Moi c'est Peat, content de te rencontrer...
-Moi aussi !

Le dénommé Peat se tourna vers son cousin et dit en lançant un dernier coup d'½il à Bill.

-Tu sais quoi, je crois qu'on a trouver un adversaire à Tom...
-Non je ne pense pas, dit une voix féminine dernière eux.

C'était Alex. Ces cousins la regardèrent avec des yeux ronds, complètement surpris...

-Alex ? S'étonna le blond.
-Oui c'est mon nom, taquina-t-elle.
-Mais qu'est-ce qu'il t'es arrivé ? Continua le brun.
-Comment ça ? Demanda-t-elle innocemment.
-Mais...t'es magnifique !
-Dis que je suis moche d'habitude je te dirais rien...
-Nan c'est pas ça mais là...

Ils se tournèrent d'un seul coup vers Bill.

-Tu es un génie !
-Si vous le dites...
-Quand je disais qu'il ferait de la concurrence à Tom ! S'émerveilla Peat.
-Et moi je t'ai dit que non ! Redit Alexandrine.
-Et pourquoi ça ? Demanda Matt
-Heu, c'est pas pour vous couper mais...j'aimerais bien savoir ce qu'il se passe ! Enfin surtout qu'on parle de moi alors...ce serait cool de m'expliquer...

Mais il fut couper par l'arrivée dans la petite pièce de tout le reste de la famille Tief. On lui présenta des oncles, des tantes...Il n'arrivait vraiment pas à tout assimiler d'un coup, mais essayait de tenir le choc. Tout le monde passa à table. Bill fut assailli de questions de toutes parts...il répondait tant bien que mal, un peu perdu par toute l'attention qu'on lui portait...Mais surtout, tout le monde semblait l'apprécier, il n'avait jamais connu tant de compliments en une seule journée...Il répondait, riait, faisait rire, charmait...arrivé au dessert il avait déjà conquit toute la salle.

Matt et Peat lui firent signe de venir finir le repas avec eux, ce qu'il accepta avec grand plaisir...Il les aimait déjà beaucoup...A la table des jeunes il y avaient aussi un autre mec qu'il ne connaissait encore pas. Il était plus grand que tous les autres, blond, il semblait un peu mou mais pas méchant.

-Alors ça c'est Anthony, présenta Alex. Anthony, je te présente Bill!

Ils se serrèrent la main en souriant.

-On était en train de parler de toi alors on a décidé de te faire venir...
-C'est sympa...rit Bill.
-Moui je trouve aussi...Donc tu as passé combien de temps à l'orphelinat ? Demanda gentiment Peat.

Bill sentit, que le brun ne voulait pas le blesser. C'était juste pour se connaître un peu mieux...

-Oh j'y suis rentré dès que je suis né, enfin peut-être une semaine après ma naissance jusqu'à...ben jusqu'à hier...
-Ah ouais quand même...Et...tu as quand même bien...enfin il y avait bien des autres filles ou mecs non avec toi non ?
-C'est la que ça coince, répondit Alex qui avait apparemment mieux compris que Bill, Bill est un sentimental, et il n'est jamais tombé amoureux...

Les regards des trois autres personnes attablées se figèrent sur lui. Quoi ? Il y avait un problème. Matt se leva et annonça à tout le monde.

-Excusez nous, on revient.

Il montèrent tous à l'étage, entraînant un Bill complètement perdu avec eux. Ils entrèrent dans la chambre de l'androgyne et s'assirent tous tout autour de lui, sur son lit.

-Tu es encore puceau ? S'exclama Matt.
-Ben oui ! Répondit Bill, le plus naturellement du monde.
-Faut absolument pas que les Kaulitz apprennent ça, dit Peat.
-Ouais c'est clair...renchérit Matt
-Ok ok ok ...ça vous dit de m'expliquer là ? Je comprends pas tout...dit le plus jeune, la voix tremblante.

Tout le monde cessa aussitôt de parler pour le dévisager. Il était triste, ça se voyait. Il avait senti qu'il avait dit quelque chose de mal, mais quoi ? Il se sentait perdu là...Les autres se sentirent immédiatement coupable, comment voulez vous ne pas l'être devant une telle bouille déconfite.

-Excuse nous Bill, c'est rien contre toi, t'inquiète pas, sourit Anthony, d'une voix rassurante. Les mecs vous expliquez ? Vous êtes plus au courant que moi...
-Ouais ok. Désolé Bill, on voulait pas dire ça...je t'explique. Tu sais déjà que tu es dans le même lycée que nous ? Commença Peat, Bill approuva d'un signe de tête...
-Il se trouve que dans ce lycée, il y a deux groupes populaires, les Tief, nous quoi, et les Kaulitz.

Bill comprenait aisément pourquoi les Tief étaient populaires...

-Vous vous aimez pas ? Demanda-t-il.
-On va pas dire ça comme ça...si en fait on s'aime bien, c'est plus une sorte de jeu si tu veux...
-Et c'est quoi le but ?
-Séduire le plus de filles possibles...Et on est de loin les meilleurs sur les deux cousins Kaulitz. Y'en a un qui s'appelle Jonas et l'autre c'est Jim...
-En fait ils ne disent pas toute la vérité, se moqua Alexandrine, c'est vrai ils étaient les meilleurs, jusqu'à ce que Tom grandisse et devienne assez grand pour entrer en compétition, finit-elle d'un voix malicieuse...
-Et je suppose que tu as craqué toi aussi sur lui ? Demanda innocemment Bill. Alex ne répondit pas mais le rouge qu avait fait son apparition sur ses joues le fit pour elle...
-Ouais, tu te rends compte ? Une Tief avec une Kaulitz...Quoique vous feriez le couple le plus en vent du lycée...Si il n'avait pas 3 ans de plus que toi...dit Peat, enfonçant le couteau dans la plaie. Elle lui lança un regard noir.
-Donc il a mon age ? Conclut Bill.
-Oui, et il est très fort. Il faut avouer qu'il est plutôt beau gosse aussi, beaucoup plus que ses cousins, mais il a toute la technique qui va avec. C'est un vrai tombeur en quelque sorte.
-Mouais mais c'est juste parce qu'il a presque vécu chez des Tief pendant pas mal de temps aussi...
-Comment ça...
-Maman le gardait quand il était plus petit. Ces parents n'étaient quasiment jamais là, ils avaient d'ailleurs hésité à garder Tom avec eux, de peur de ne pas pouvoir lui donner l'affection nécessaire, expliqua Alexandrine. Il revient très souvent ici, voir nos parents.
-Donc je résume, voir si j'ai à peu près tout saisit...Deux clans on va dire rivaux au lycée, avant c'était vous qui aviez l'avantage mais ce Tom est arrivé et donne beaucoup de concurrence en plus...Donc tout à l'heure vous espéreriez que moi je lui fasse de la concurrence, c'est pour ça que vous avez été déçu en apprenant que j'étais pas à la hauteur de la réputation des Tief...
-C'est un assez bon résumé oui...Mais finalement à bien regarder, un Tief sentimental reste un Tief quand même ! Dit fièrement Matt en le regardant.

Bill lui sourit. Il avait l'impression d'être parfaitement intégré au groupe...Anthony, sortant de son nuage dit.

-Moi je suis pas avec vous au lycée...j'habite loin. Mais je pense que Bill sera un avantage quand même...surtout si les filles se rendent compte qu'il cherche une relation longue...elle se mettront automatiquement à fantasmer sur lui...Si c'est un avantage.
-Anthony on te vois pas souvent mais je peux t'assurer que tu es un génie ! Dit Matt, rayonnant.

Ils entendirent qu'on les appelait en bas. Ils se levèrent tous d'un même mouvement et se mirent en route. Mais avant d'avoir eu le temps de sortir, Bill fut retenu en arrière et encerclé par le clan Tief au complet...Peat lui sourit et lui dit.

-On voulait juste te dire...bienvenu dans la famille Tief !

Bill sourit de plus belle et c'est ainsi qu'ils redescendirent tous, le visage illuminé.

Le reste de l'après-midi se passa très bien. Les cousins apprirent à se connaître et s'appréciaient déjà beaucoup. Ils rirent, parlèrent, rirent, mangèrent ce qui leur restait à disposition, rirent...Bill ne s'était jamais senti aussi bien. Il n'avait jamais passé un tel moment avec des gens de son âge. Il avait l'impression de déjà faire partie de la famille. Trois mois...même, pendant trois mois il en ferait partie. Vint l'heure des départs, tout le monde souhaita au revoir, partit, conquis par le sourire ravissant du nouveau membre...Il ne resta bientôt que Matt et Peat, qui étaient venu en motos. Ils s'installèrent avec Bill dans sa chambre pour finir de parler tranquillement.

Vers 19h00, quelqu'un sonna à la porte. Alexandrine descendit pour voir qui c'était, suivit de loin par les trois autres, beaucoup plus réticents à se lever...Bill n'alla pas tout de suite voir, se dirigeant d'abord vers les toilettes. Quand il en ressortit il entendit clairement la conversation animée qui se faisait dans l'entrée.

-Je suis sûr que tu es venu espionner notre nouvelle recrue...Disait Peat la voix pleine de fausse méfiance.
-Nan j'ai pas besoin de ça Peat, tu le sais pourtant, répondit une voix que Bill ne connaissait pas. C'était une très belle voix, qui parlait avec gentillesse, presque avec admiration. Une voix de garçon à coup sûr...
-Moui, c'est ça...en attendant tu es venu faire quoi ici ? Demanda Marc, d'un ton de faux reproches.
-Je suis venu chercher du lait, ma mère n'en a plus...et il me semble que tu n'es pas plus apte que Peat à me l'interdire...Alex dis leur de me laisser entrer, supplia-t-il d'un voix craquante.

Bill décida de se rapprocher. Il vit un jeune homme, sûrement le même âge que lui. Matt et Peat lui barrait volontairement le passage, mais on voyait que ce n'était pas méchamment. Il avait des dreadlocks châtains clairs. Son style était vraiment très travaillé, mais en total contradiction avec celui du brun. Vêtements larges, trop larges, T-shirt trop grand, casquette, bandeau...Le look typique du rappeur américain. Mais ce qui surprit Bill c'était son visage. Ils avaient tous les deux un visages très similaires. En tout cas il avait des yeux magnifiques, marrons, en amandes...Il ne savait de qui il s'agissait mais en tout cas, il était vraiment très attirant...à cet instant, il lançait à la jeune Alexandrine un regard suppliant à faire fondre, accompagné d'un petit sourire magique. La jeune fille rougissait à vue d'½il...

-Hey je peux savoir qui tu es pour oser corrompre ma petite s½ur, demanda gentiment Bill, un brin amusé par la situation.

Toutes les têtes se tournèrent automatiquement vers lui. Le blond le détailla longuement. Il ne détourna pas son regard quand leurs yeux se croisèrent. Vraiment un regard magnifique songèrent-ils au même moment.

-Et bien si tes cousins voulaient bien me laisser entrer , je pourrais oui...dit-il en regardant les deux Tief qui lui barraient toujours la route.
-Mmmmh je sais pas vraiment...t'en pense quoi Peat ?
-Pareil, je le laisserais bien là moi...Mais on va voir comment s'en tire Bill sans nous....
-Ouais c'est pas une mauvaise idée.

Ils s'écartèrent et regardèrent avec attention la scène qui se déroulait sous leurs yeux. Tom leur sourit et s'approcha du nouveau. Il le regardait d'une manière bien curieuse. Il tendit une main à Bill qui la serra machinalement.

-Bonjour Bill, heureux de faire la connaissance du nouveau Tief...Peat et Matt avaient raison quand ils m'ont dis que j'allais avoir de la concurrence plus rude...je suis Tom. Tom Kaulitz.
-Oui le plus jeune du clan Kaulitz, continua Matt.
-Ou ton nouveau voisin, si tu préfères, finit Tom, en regardant toujours Bill droit dans les yeux.

Bill avait compris, c'était comme s'il avait réussi à lire en lui...C'était un test. Il savait que son look faisait naître des doutes sur sa sexualité. Tom voulait vérifier ces doutes. Il ne fallait pas que Bill rougisse. Il ne fallait pas qu'il détourne le regard, et dieu sait qu'il en avait envie. Il se contenta donc d'afficher un air surpris devant le regard insistant de Tom. Un temps qui leur sembla une éternité se passa ainsi. Les autres les regardaient avec surprise, ne comprenant rien à ce qui se passait. Tom finit par dire, au bout d'un long moment qui sembla une éternité à Bill.

-Oui vous aviez raison, j'ai de la concurrence...Bon, je vais demander le lait moi et je m'en vais.

Une fois qu'il fut hors de vue, Bill poussa un soupire de soulagement. Il avait tenu. Et c'était Tom maintenant qui doutait de ses charmes...Il sourit de toutes ses dents à ses cousins. Ces derniers paniquèrent en voyant l'heure avancée de la soirée, leurs parents les avaient fait promettre d'être de retour avant 18h30...Ils dirent au revoir à la va vite.

-A après-demain au lycée Bill !

Et s'en allèrent à toute vitesse. Alexandrine, elle, dévisageait Bill d'un air songeur. Elle se rapprocha de lui au bout d'un long moment, et vint se blottir dans ses bras.

-Tu sais, j'ai toujours voulu avoir un grand frère...mais j'aurais jamais espéré en avoir un si bien que toi...

Cette phrase alla droit au c½ur du brun qui lui caressa doucement les cheveux...c'est à cet instant que Tom apparu, une bouteille de lait sous le bras. Il les regarda, attendri, avant de dire.

-Moi je dois y aller. A après-demain, tu vas bien dans le même bahut que moi non ? Demanda-t-il à l'adresse de Bill. Celui-ci approuva. Ok donc à après-demain...ah! Alex tu es vraiment superbe habillée comme ça, ton nouveau grand frère a de bons goûts ! Dit-il accompagné d'un sourire de tombeur et d'un petit clin d'½il.
-Heu Tom ? le retint Bill. T'y vas comment demain au lycée ? Parce que je sais pas où c'est, Alex commence avant nous et Marc et Anna travaillent.

Tom parut surpris, il le dévisagea encore un instant. Il haussa les épaules et dit d'une voix plutôt contente :

-Bah moi j'y vais à pieds, je passe te chercher une demi-heure avant le début ok ?
-Ok !... Tom ? ajouta-il précipitamment, merci !

Pour toutes réponses, Tom lui lança un magnifique sourire. Bill sourit à son tour. Tom détourna les yeux et partit, toujours ce sourire aux lèvres...

Quand Bill alla se coucher ce soir-là, il se sentait tout simplement bien. Il avait fait connaissance avec sa nouvelle famille. Il avait intégré le clan Tief sans aucun problème. Matt et Peat étaient vraiment super sympa. Anna et Marc lui avaient fait par de tous les avis positifs qu'ils avaient entendu tout au long de l'après-midi. Et Alex n'avait jamais été aussi rayonnante lors d'un repas de famille. Elle avait répété au moins toute la soirée que Tom lui avait dit qu'elle était superbe (nan mais vous vous rendez compte ? Tom ! Il m'a dit à moi que j'étais superbe ! Tom Kaulitz....enfin LE Tom Kaulitz quoi !), chose qui lui valut beaucoup de petites taquineries de la part de Bill. Il ne savait pas quoi penser de ce fameux Tom. Il avait l'impression de déjà le connaître, sûrement parce qu'ils se ressemblaient un peu. Mais de la à savoir s'il l'aimait bien...il ne lui avait pas assez parlé pour dire ça. En tout cas c'était vrai, il était attirant. Et puis, il avait accepté de l'accompagner, c'était déjà ça non ? C'est sur ses pensées qu'il finit par s'endormir, repensant à tous les nouveaux visages qui avaient déjà pris une place dans son esprit et surtout, dans son c½ur.

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en espérant tque ça vous plaise...pas assez de temps pour vous parler dsl

EDIT : JE SUIS DSL si il n'y a pas la suite maisc'est pas de ma faute...lundi on est parti à montbéliard et hier h'étais à europa park...(jounrée fantastique d'ailleurs....). J'ai vraiment pas eu le temps d'écrire quoi que ce soit...En plus je suis plus chez mon père donc j'ai plus l'accès à internet 24h/24...Je pars vendredi (enfin je crois...) pendant une semaine en autriche (en plus je sais supeeeeeeeeer bien parler allemand -__-' )? J'essaierai de vous mettre la suite avant mais c'est aps dit...En tout cas merci pour tous vos comm's!!!!!! Genre je suis arrivée 33 commentaire non lus j'ai fait O.O naaan c'est aps vrai...et ben si ! Alors merci et encore dsl




EDIT Lou : Chapitre corrigé.

# Posté le mercredi 11 novembre 2009 10:26